Asli Erdogan, Christine Angot, Zadie Smith… Sélection des affiches de la semaine

POCHES PLEINES – La rage d’un grand écrivain contre le pouvoir turc, une histoire audacieuse de la sexualité, une collection de nouvelles des meilleurs Britanniques…

“Requiem pour une cité perdue” d’Asli Erdogan

C’est un livre à chanter. Comment lire autrement ce texte qui y est gravé “la racine de l’âme” la femme que les autorités turques ont voulu bâillonner, détruire, sans pouvoir jusqu’à la dernière corde la tenir droite : écrire ? Emprisonné, libéré, libéré, persécuté à nouveau, puis relâché, mais malheureusement, Asli Erdogan a développé son propre style littéraire avant d’être pris dans ce cycle infernal de torture mentale en blessant de nombreux intellectuels de son pays. Son élévation écorchée, son acuité, ses traits poétiques qui n’ont pas attendu la tentative de répression pour se manifester dans des livres liés à la politique, parfois prémonitoires. Asli Erdogan entend le bruit de pierre de la colère venant du plus profond de lui, car il n’a jamais connu le silence. Magnifique, le nom turc se traduit par “Dans le silence de la vie”, et la puissance sonore du texte en dit long sur le conflit de contradictions qui secoue aujourd’hui cet écrivain. Lire la critique complète

r Éd. Babel, 8, 20 €


“Voyage en Orient”, de Christine Angot

Il est courageux. C’est un désir terrible. C’est fou. Il revient encore et encore – au risque de se répéter – sur ce qui a ruiné sa vie, brisé sa vision, brisé ses illusions. Christine Angot continue de répéter le nom “histoire” ce troisième, et dernier doute de sa relation avec Pierre Angot, l’expert directeur du service de traduction du Conseil de l’Europe, qui a séduit sa mère à Châteauroux, apparemment tardivement, l’a fiancée une première fois à 13 ans. “Roman” parce qu’il creuse, creuse dans la vérité et, paradoxalement, on ne trouve plus rien. Angot nous invite à plonger dans l’horreur du réel et le vertige infondé. Dans C’est une semaine de repos (2012), a froidement abordé l’argument du père très respecté. Dans Un amour impossible (2015), il explore le rapport à la mère qui ne sait rien, et la manipulation de classe, l’humiliation qu’une société bourgeoise et patriarcale leur impose injustement. Dans Le Voyage vers l’EstPrix ​​Médicis 2021, il veut terminer sereinement une trilogie infernale.

r Éd. J’ai lu, 7, 90 €


Éditeur


“Grand Union” de Zadie Smith

Parmi vingt nouvelles, écrites au cours des dix dernières années Assemblée générale, La première collection du prix britannique Zadie Smith, une de la même eau que ses histoires – meilleure et plus précise, inspirée par l’habileté de la communication. C’est comme ça“Éducation conceptuelle”, à Monica, une mère et un père de 40 ans, regardant ses enfants jouer dans une pagaie dans un parc de Londres, se souvient de ses années à l’université et des mois de vie partagés avec Darryll – tandis que’“Ils sont tous les deux la moitié de la communauté noire du campus.” Ou “Un enfer d’une semaine”où l’on voit en vingt pages, comme mise dans un étonnant tableau coloré de purs sentiments, la séparation sans travail d’un homme après trente ans de mariage à vivre ensemble – “Il s’allongera sur l’herbe au printemps, réfléchira à ce qui s’est passé et pensera à quel point son corps est différent des autres corps de ce monde.” Lire la critique complète

r Éd. Folio, 7, 80 €


“La femme qui reste”, d’Anne de Rochas

Le nom de la femme restante est Clara. Il était étudiant au Bauhaus, dans l’usine textile. En 1933, lorsque les nazis ferment cette école d’art, d’architecture et de design, il choisit de ne pas fuir en Allemagne. Clara est une penseuse. A travers ses yeux, nous vivons le voyage de Bauhauser, ces étudiants qui rêvaient de donner forme au nouveau monde. La graphiste et créatrice de mode Anne de Rochas a eu la brillante idée de situer son premier livre dans les années folles de la République de Weimar. Nous partageons la vie de Clara et de ses camarades de classe à l’école blanche construite à Dessau par l’écrivain Walter Gropius. Le décorateur a besoin de vérité. Mais Anne de Rochas ne se contente pas de raconter en détail l’histoire du Bauhaus, de ses célèbres célébrations à sa fin tragique. En composant des dialogues qui sonnent vrai, le journaliste tisse des faits réels dans une impression vivante où les questions de cœur comptent comme des conflits artistiques et politiques. Lire la critique complète

r Éd. Réserver, 9 €


“La porte du voyage sans retour”, de David Diop

L’histoire des sciences n’a peut-être pas donné son nom à la génération dont a joui un Buffon, un Jussieu, dont il a vécu le temps, mais Michel Adanson (1727-1806) est resté botaniste surtout, voyez combien il y a de plantes jusqu’ici. , lors de son voyage au Sénégal vers 1750. Cette parenthèse biographique de cinq ans inclut David Diop, l’auteur de frère d’ame – lauréat du Booker Prize International pour la traduction anglaise de cet ouvrage, reçu Goncourt des lycées en 2018 -, pour avoir fait de Michel Adanson le héros et narrateur de cette histoire importante et merveilleuse, se lit comme un manuscrit, caché. jusqu’à sa mort, le scientifique a cru qu’il s’agissait de sa fille, où il a laissé le récit de ce voyage. Le voyage n’est pas qu’une science. En cours de route, le jeune homme créatif est initié à une vision différente du monde – une cosmologie nouvelle et éclairée pour lui. Lire la critique complète

r Éd. Cadeau, 7, 90 €

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