Augustin Trapenard a pris les rênes de La Grande Librairie à France 5

Il n’y a pas de temps pour que la première sonnerie s’éteigne lorsque vous décrochez le téléphone. « J’emmène mon fils au concert de Bouba demain (dimanche), il m’appelle toutes les deux minutes, donc le téléphone est dans mon oreille. » Trois jours avant l’enregistrement de sa première Grande Librairie, Augustin Trapenard a le temps pour son « journal ». “Un jour, mon père a vu un article sur moi La montagne et il m’a dit « mais tu es connu »… Je suis au Journal Général sur Canal + depuis trois ans… »

Que veux-tu dire ?

Beaucoup d’anxiété et d’excitation. C’est un coffret unique au monde. Il n’y a pas beaucoup de temps consacré à l’écriture. Une mission de service public. Cela nous affecte. Car mon spectacle ne montrera pas du bon goût, mais pour tous les goûts. Un refuge pour les écrivains. Surtout, le document ne doit pas être oublié. L’écriture est difficile.

Augustin Trapenard : “L’Auvergne est le plus bel endroit du monde”

Depuis huit ans, avec Boomerang à France Inter, vous avez eu des invités variés.

Là, seuls les écrivains.

Vous n’êtes pas fatigué ?

Je fais ça depuis 15 ans, c’est dommage de ne pas connaître la richesse et la diversité de la littérature à travers le monde. Mais il faut aller le chercher. Un programme dédié à tous les professionnels du livre : lecteurs, traducteurs, écrivains…

Je pense que les scénaristes doivent le dire. Contrairement aux journalistes, aux scientifiques, aux politiciens, aux écrivains à la voix grise, anarchique, singulière. C’est un discours haletant, essoufflé, d’autodérision. Un mot qui ne se résume pas à un tweet.

Recevez notre newsletter par email et recevez des suggestions de visites et d’activités dans votre région.

NL {“path”:”mini-thematique-inscription”,”thematique”:”MT_Loisirs”,”accessCode”:”14179793″,”allowGCS”:”true”,”bodyClass”:”ripo_generic”,”contextLevel”: “KEEP_ALL”,”filterMotsCles”:”1|12|191|17098″,”gabarit”:”generic”,”hasEssentiel”:”true”,”idArticle”:”4179793″,”idArticlesList”:”4179793″, “idDepartment”:”282″,”idZone”:”30603″,”motsCles”:”1|12|191|17098″,”premium”:”false”,”pubs”:”banniere_haute|article|article2|article3 “,”site”:”MT”,”sousDomain”:”www”,”urlTitle”:”augustin-trapenard-reprend-les-renees-de-la-grande-librairie-sur-france-5″}

Est-ce le cas pour tous les artistes, ou est-ce seulement les écrivains ?

Je pense que c’est le leur. Mais il est important de les prendre comme un artiste. Nous espérons inviter des écrivains en tant que célébrités ou nouvelles. Je me demande ce que signifie le mot. C’est un discours libre. Fort. Bonjour.

C’est peut-être à cause de la solitude de l’écriture.

C’est plus difficile. En fait, ils sont hors de ce monde. Ils sont passés par les voix. Ils sont dans un échange socio-culturel, mais à travers le passage de la littérature, leur langage est différent. Sans parler. Il y a beaucoup de silences parmi les écrivains. Pour un politicien, le silence est un aveu d’échec. A l’intérieur de l’écrivain, le silence est révolu.

En prenant le cou de cette émission, vous vous rapprochez un peu plus de votre idole, Bernard Pivot.

Je suis celui qui l’admire. Mais c’est le cas pour tous ceux qui font ce que je fais. C’est un établissement d’enseignement très français. J’aime sa belle allure. Il me rappelle ma famille. Je veux manger avec lui. Elle aime le vin, la bonne nourriture et les livres. Le script est délicieux, et nous ne pouvons penser à rien d’autre.

Comment se prépare cet été ?

Je lis beaucoup, plus que d’habitude, depuis mai. J’ai beaucoup travaillé. Il y a un souci de santé. Je veux que le spectateur vienne avec moi. Je dois continuer une tradition mais aussi apporter ma couleur, mon style. La première émission est en attente, mais nous allons bientôt la tourner en direct.

Vous adorez l’art de l’interview. Vous êtes proche de la perfection ?

La perfection est terrifiante. Dans la vie, le meilleur vient de la perfection. Mais c’est du travail. Je suis surtout moi-même. J’aime écrire. Je veux partager mon bonheur.

Je te pose une question trapenaresque : pour toi Augustin, c’est quoi le livre ?

D’abord, c’est quelque chose. Il ne faut pas oublier la nature. La nourriture du livre. Son parfum. Le goût de mouiller ses doigts.

Mais c’est bien plus que cela. C’est un lieu de chocs et d’émotions. Mais la mémoire est quelque chose qui nous permet de la séparer. Il n’y a pas lieu d’avoir peur. Ce sera élitiste. Vous devez le séparer, le séparer.

L’historien Augustin Trapenard : “J’ai peut-être cherché longtemps, il n’y a pas de plus belle en France que l’Allier !”

Vous souvenez-vous de votre premier livre ?

C’était en fait un livre que quelqu’un m’a lu. Dans ma famille, il n’y a pas de livres pour enfants. J’ai vu les livres de la Comtesse de Ségur quand j’étais jeune. Maupassant. Puis, à 12 ans, j’ai réalisé Les Hauts de Hurlevent par Emily Brontë. Il est entré dans ma vie. J’ai fait mes recherches universitaires dessus (deux mémoires et une thèse inachevée, lettre éditoriale). J’en lis trente ou quarante. J’ai un tatouage sur la cuisse gauche.

Vous partagez souvent vos informations personnelles. Alors, l’éternelle question de tous les lecteurs : bibliothèque organisée ou anarchique ?

J’aime l’illusion d’ordre. J’ai été obligé de commander pour du travail, pour préparer mes entretiens. On dirait que c’est classé par ordre alphabétique, mais c’est en fait émouvant, vivant. C’est toujours petit.

Interview de Simon Antoine

.

Leave a Comment

%d bloggers like this: