Augustin Trapenard dans “La Grande Librairie” ou consentement de l’auteur

C’est ce que j’ai toujours attrapé les livres, moi, c’est une joie et une opportunité, le temps d’aller à une page, non pas pour sortir de l’actualité mais pour regarder, la lumière, le temps de la difficulté, le temps de faire la fête. Augustin Trapenard a introduit sa première édition du projet La Grande Librairie par ces mots, rappelant les excellents séminaires d’apprentissage de la vie de David Laroche. Toute la tirade, compte tenu de la puissance de feu de BHL en elle À la recherche de l’Europe donne le ton : ce soir, l’animateur est là pour vendre du rêve, rien.

Pour lui, tout est parfait” intérêt », « intérêt », « intérêt “où” étonnante », à commencer par le travail de ses invités. L’histoire de Lola Lafon est disponible” pleuré toutes les larmes qui restaient », le dernier livre de Laurent Gaudé « jouer avec nos souvenirs, tout ce qu’il nous reste, peut-être pour éviter ce qui nous attend “. Comme le Quel dommage Virginie Despentes est ” Aucun des événements de cette saison ne peut être nié “.

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Tout est dans ce sans le nier » est donc révélateur de l’époque, et nul doute qu’Augustin aurait demandé au Goncourt un manuel d’électroménager s’il avait été signé par Virginie Despentes. Là où Victor Hugo vantait bêtement l’étendue de la littérature (” Quand je te parle de moi, je te parle de toi, comment peux-tu ne pas ressentir ça ? “), le fournisseur s’intéresse aux choses nobles, comme la nouveauté des sujets ou la vie personnelle des auteurs. Par conséquent, s’il est très intéresséQuel dommagecar l’historien dit, quand ce document, cette fois, se tourne vers la vérité. “Puis ajouter:” C’est ce qui m’a le plus blessé “oui numéro :” Arrêtez, mouvement de cyberintimidation MeToo. « Un livre sur son temps ! Avouons-le, c’est assez intelligent.

Bien que ce ne soit pas la seule raison de l’histoire, comme le disait le sage Augustin : Il y a beaucoup de choses intéressantes dans ce livre, la façon dont vous rassemblez des idées “. C’est vrai qu’on ne voit pas ça en littérature. Flaubert et Madame Bovary peuvent aller s’habiller.

« C’est un mot qui m’intéresse. »

Mais, comme nous l’avons dit, l’extase devant le nouveau n’est pas la valeur du témoin, loin de là. Son génie réside avant tout dans sa capacité à éluder la question documentaire alors que François Hollande a quitté la politique. Bien sûr, il a simplifié son travail en n’invitant pas de vrais auteurs, mais tout est pareil : qu’est-ce que la science de la prévention, qu’est-ce que la communication sans elle, c’est intéressant pour l’anecdotique ! Quand il a demandé à Virginie Despentes ” Que pouvez-vous dire de vous par écrit ? “, il a douté:” Dans les notes du livre ? », « Non, qu’est-ce que tu as ? “. Ouf ! A partir de là rien ne se rapproche des textes.

Plus tard, il s’est tourné vers Laurent Gaudé, qui l’a invité à refaire la période Covid-19 : ” Tu dis, Laurent Gaudé, sans être enregistré, ce livre, tu l’écris pas (assurez-vous que les dégâts sont joués plus souvent pour moins). Il en est de même avec Lola Lafon, dont il comprend l’histoire personnelle plus intéressante que celle d’Anne Frank : ” En quoi son destin représente-t-il une partie de votre histoire familiale ? “Nous sommes pressés de le savoir.

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Nous voyons cette dernière question dans l’art de poser des questions ouvertes sans parti pris. ” Quel genre d’écrivain est Virginie Despentes, drôle ? demanda-t-il à Lola Lafon, comme dans un film de Fabcaro. Alors Lola Lafon a répondu, hélas surprise : « Oui, oui, oui, il rit. C’est très bien de pouvoir dire après un tel processus que nous sommes connectés à la télé avec des langages approuvés et raffinés.

Une situation similaire se produit peu après, lorsque l’animateur présente un magnifique discours – un de ses talents sur lequel nous reviendrons – de Virginie Despentes : ” C’est la maison de tous, la femme. Bien sûr, c’est aussi beau que le nom de la loi imposée par Christiane Taubira, mais pas que. Que diriez-vous de cette autre citation de VD ? ” Il y a une relation féminine, mais il n’y a pas de relation. » « commentaire intéressant pour moi dit Augustin. Et nous aussi.

« Je suis aussi d’accord avec le patriarcat. »

L’animateur se tourne immédiatement vers le pauvre Laurent Gaudé pour lui poser cette question que l’on pense résolue : ” Qu’est-ce qui vous motive, cette différence entre solidarité et amitié ? “Quand on tire on répond” Pas un nouveau livre, s’il vous plaît ! », mais nous nous retenons parce que nous savons quoi faire. Réponse du répondant : Mais je suis d’accord avec Virginie dans la vérité, je ne pense pas qu’on ait besoin de nos mots (…) parce que quelque chose doit aller après un discours, on écoute, enfin, j’écoute. Et je trouve ça intéressant. Pour terminer Le concept King Kong un grand texte (…) nous dit tout, hommes ou femmes. Mais je suis d’accord, nous devons respecter ce territoire, ce n’est pas le nôtre et je suis aussi d’accord avec le patriarcat. “.

A cette époque, on s’attendait à ce que l’auteur nous dise qu’il souffrait de dysphorie de genre et qu’il ne se considérait pas comme un homme, mais comme Sandrine Rousseau, on pensait qu’il était prêt à arrêter dans ses coupes si l’écrivain vivait. lui a demandé. Hélas, rien ne se passe et la conversation reprend comme elle a commencé : à l’unisson parfait, de part et d’autre parlant fort et changeant les formes de discours avec l’agilité du bagagiste – fonctionnaire du gouvernement. Même après que Jean-Luc Mélenchon s’est adressé à une conférence de LFI, il y a eu plus de désaccords et d’arguments. La petite question suivante est : ” De quelles preuves de virilité sommes-nous inondés aujourd’hui, et qui en est l’exemple ? “. Nous ne savons même pas d’où il vient.

« Est-ce à dire que l’écriture est un moyen d’obtenir si je t’entends bien ? »

La fin de l’interview de Virginie Despentes est considérée comme le point culminant de l’émission. On se trompe car il y aura une partie de Quel dommage Lu par Laure Calamy, que l’intrépide témoin ose qualifier de “ surpris ” : ” Que fait-on pour un partenaire qui veut se replier ? Veut-il se prendre en main ? Que fait-on pour un ami qui a rencontré une mauvaise personne et il est clair qu’il va prendre une colère terrible, et on sait qu’il ne s’en sortira pas sans (…) Je vous épargne le reste. En tout cas, on pense avoir une idée qui sort du lot et on a hâte d’entendre un texte d’Aya Nakamura narré par Fabrice Luchini. Après un honneur un chemin forcé à Salman Rushdie qui faisait parler à jamais Laurent Gaudé des victimes des livres et des femmes, avec l’énième surprise, tout le reste, Augustin tous les feux d’artifice grâce à son arme secrète : la question métaphysique-stimulante.

Que pensez-vous quand vous entendez ce mot, lisez ce texte ? »

Cela signifie-t-il que l’écriture est un moyen de l’obtenir si je vous entends bien ? »

Comment un livre peut-il parfois concilier ? »

A quoi le manque de respect des jeunes femmes est-il toujours opposé ? »

La partie la plus difficile de l’écriture est de savoir ce qu’il ne faut pas dire disait Flaubert dans son En-tête de lettre. Heureusement, Augustin et ses invités n’ont eu aucun problème. Tout est dans le scénario pour eux, surtout le manque de respect. Cela devrait” garder le manque de respect “, assure Augustin et préserve” le pouvoir subversif du livre “. C’est fou comme des gens qui sont d’accord peuvent avoir ces mots à la bouche. Mais l’animateur ne se contente pas de dire, il confirme : le mail ?” Un document! » il bat tous les imbéciles qui osent discriminer les écrits des grands écrivains et les paroles qui n’oublient pas de gagner du pain. Voici un travail d’avenir pour les éditeurs : chercher les téléphones de Lola Lafon et Virginie Despentes pour obtenir une mine d’or – le document est vrai, comme tout ce qui est publié.

se sentir belle

Car dans le monde d’Augustin, tout est littérature, comme tout est poésie et tout est culture. La foi, comme Candide, “ tout va bien dans le meilleur des mondes », ce mot aplatisseur peut abaisser tous les bords pour mettre Baudelaire, Marc Lévy et Christine and the Queens au même niveau. Après lui, Michel Drucker est également décédé à cause de l’importance des cyniques. Mais l’animateur s’en fiche car ce qu’il veut c’est le document qui en parle, celui qui en parle” observateurs “, comme il les appelle toujours – laissez un peu de place aux non-binaires, gageons que ce sera le prochain débat sur Twitter.

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Et afin de nous assurer qu’il n’y a rien à envier à nos ouvriers les plus importants, a-t-il demandé, quelques minutes après avoir dit à Lola Lafon (” L’écriture est un symbole d’espoir désespéré, la preuve d’un espoir fou “), lit Blandine Rinkel un extrait de son livre. Voici la fin de ce passage que l’on jure écrit par un élève de neuvième qui a été envoyé prêcher au tableau pour lui redonner la foi. Les livres peuvent tout faire, alors peut-être pas changer le monde, mais prolonger le temps et l’espace, oui, rendre nos vies dignes d’être vécues, ou avouons-le, entre inconnus, parler face à face, longtemps, à chaque fois comme le premier. »

Augustin dit : C’est pour moi l’un des grands livres de cette rentrée. “. Tout est expliqué.” Avec de bonnes intentions on peut créer de la mauvaise littérature André Gide écrit à François Mauriac. Au moins, il n’y a aucun problème à s’enfuir. Comme le dernier bouquet, l’animateur nous a remerciés en fin d’émission avec sa plus belle question : ” Qu’est-ce que le mécène d’un écrivain ? « Personne ne le sait. Ce qui est certain, c’est que l’hôte de La Grande Librairie en est le chef.

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