Basile Galais, Benoît Séverac, Nathaniel Ian Miller… – Libération

Journaux

Les idées semblent tourner à des vitesses différentes sur différents plans, tissant un monde sensoriel presque complexe, l’empreinte sous le cerveau des lecteurs. Différents types se rencontrent dans un port d’affaires en fonction d’événements, d’histoires ou d’îles retrouvées et perdues : « C’était un de ces jours sans contours. Les coins des bâtiments les plus hauts flottent dans l’espace. Bastien Galais a été formé au master de Création Littéraire au Havre, Bastien Galais a tenté d’allier Leos Carax Amants sur le pont) et Maurice Blanchot (le complexe de Tom sombre) sur le sable et le mouvement de l’aporie : le sable ne fera pas une colline ; ni deux grains de sable, etc. Quelle est la petite expansion qui apparaît soudain en tas, un tout – ou une première histoire, dans ce cas – devant nous ? EL

Basile Galais, le sable, Actes Sud, 240 pp., 21 € (ebook : 15,99 €).

La vie de Stéphane continue. Il ne parle plus à sa femme et n’a pas de travail. Puis il trouve un tableau qu’il réalise avoir été peint par Eli Trudel, un artiste juif qui a été caché par ses ancêtres pendant la guerre. Stéphane est animé par un seul objectif : ses ancêtres seront reconnus Justes par Yad Vashem. Mais à Jérusalem, les experts disent que l’œuvre a été volée à l’artiste. Stéphane entame une enquête qui le mène en Espagne car il est important de comprendre ce qui s’est passé. Tout au long de ce parcours, le récit devient un document intéressant sur les contrebandiers et les milices mais aussi sur la circulation des biens juifs spoliés et le travail des gardiens de la mémoire comme archivistes, historiens, journaliers, sans personne. aucune réparation n’est possible. N / A

Benoît Séverac, la peinture du peintre juif. la Manufacture de livres, 320 pp., 20,90 € (ebook : 13,99 €).

Après avoir quitté le Spitzberg pour travailler dans les mines de charbon, Sven, 32 ans, pense en 1916 réaliser son rêve d’exploration polaire, loin de Stockholm où ça fait mal. Mais tout son monde est un peu plus petit. Le froid, la nuit, la compagnie des voyous norvégiens : tout l’inspire. Il retrouve un ami, perd un œil, ne descend pas à la mine et va souvent chez les Britanniques, il se retrouve à la tête d’un permis de chasse dans l’Arctique, passe des années sans voir personne, affrontant le scorbut. L’histoire met son héros à l’intérieur “l’ascétisme maléfique” d’un bureau perdu au milieu de nulle part puis l’entraîne avec un chien, un morse, des livres. Un géologue écossais et un humanitaire finlandais – sans parler de sa famille – font partie de l’expédition. “C’est une vraie chose de savoir être seul au monde, alors rappelez-vous que vous ne l’êtes pas.” Deux batailles se sont écoulées, la seconde est d’une grande puissance pour Sven, dont l’auteur de cette première grande histoire, parfois pleine de finesse, donnera beaucoup de lui-même. Cl.D.

Nathaniel Ian Miller, L’Odyssée de Sven, traduit de l’anglais (États-Unis) par Mona de Pracontal. Buchet-Chastel, 480 pp., 24,50 € (ebook : 19,99 €).

“Chouette” Il ne peut être compris ici comme un synonyme de “sympathique” ou de “super” – bien que le double sens en français apporte autre chose au livre. de la “chouette” Le titre est principalement un rapace nocturne, avec un bec et des griffes. “C’est une histoire vieille comme le monde. Un bébé chouette est né. Il n’apprend pas le langage, l’amour, la liberté. Il n’apprend pas à lire ni à lancer une balle. Le père ne se connaît pas en elle et se sentait qu’elle n’était pas digne de lui, elle partit, la mère resta. De temps en temps “style autobiographique” non “ne convient pas”, L’Américaine Claire Oshetssky, mère d’une fille neuroatypique, a écrit cette histoire où certains parents se sont retrouvés d’un oiseau. Une histoire comique avec beaucoup de chansons. T.St.

Claire Oshetsky, chouette, traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Lalechère. Phébus, 288 pp., 21 € (ebook : 16,99 €).

document

Un expert pédagogique chez Hervé Guibert “mesure [sa] rendu fou par la lumière d’un autre.” Il envoie des lettres pour parler de Guibert. Ceux qui sont les plus proches et ceux qui ne le sont pas si proches. Certains savent, d’autres lisent. Ils lui ont répondu. Certains sont partis « Hervé Guibert au centre », certains s’en éloignent. Parler de Guibert, c’est donc parler tantôt pour lui, tantôt pour lui. Hervé écrivain, “icône”, journaliste, photographe… 20 missives et de nombreuses petites photos, chacune sous son angle. Ce qui est bien, c’est que Guibert est devenu un vecteur d’écriture, faisant écrire. Genon a expliqué à Mathieu Bermann le but du projet : “Faites une sarabande.” Parmi eux figurent également Christine Guibert, Claire Legendre, Arthur Dreyfus, René de Ceccatty, Brigitte Ollier, Christophe Donner et Claire Devarrieux, la journaliste de Sortie. T.St.

Arnaud Genon, Les fous d’Hervé. Lettres sur Hervé Guibert, Presses universitaires de Lyon, 184 pp., 15 € (ebook : 7,49 €).

Essais

Emile Durkheim a essayé d’expliquer la “réalité sociale”, en disant qu’il s’agit d’une action nouvelle, combinée et figée (comme quelque chose qui est nécessaire qu’on le veuille ou non, par exemple « partir en vacances en été » ou « fêter Noël ») et ainsi établir à la base d’une discipline appelée sociologie. . Mais est-ce suffisant pour définir le « social » lui-même ? « Des communautés, des lieux, des territoires, etc. créer un terme utilisé uniquement pour décrire les conditions environnementales. Mais est-ce que politologues, anthropologues, géographes, historiens, sociologues signifient la même chose que « social » ? Le « social » et la « société » sont-ils liés ? Pourquoi y a-t-il, au pluriel, « sciences humaines et sociales » et non une autre science collective ? Dans ce travail, Dulac, un groupe de chercheurs, planifie et “rapport” (352 pages d’analyse, cependant) pour le“l’intégration post-disciplinaire des sciences sociales”, et il “remaniement des enjeux liés à cette fusion”, pouvoir prouver que le social n’est pas une “liberté” mais quelque chose de scientifique, saisissable comme des limites qui ne sont pas de la science de la matière et de la vie. RM

Lac, Pour les sciences sociales, CNRS Editions, 352 pp., 26 € (ebook : 17,99 €).

Pour perdre un art, il faut le faire exprès – car rien ne naît de l’inconnu ou du non-vouloir. Mais ne jouons pas sur les mots : parfois les échecs sont importants comme les chapelles Sixtine, le Taj Mahal ! Si vous n’êtes pas un auditeur de France-Culture, où Guillaume Erner – l’auteur du le pouvoir des masses (Gallimard) – a animé l’émission Non valide (“megaratage”), on sera surpris de lire ici quantité d’histoires d’échecs, de projets éclairés et détruits, de mauvaises entreprises, d’accidents dont les protagonistes sont réputés compétents, expérimentés et sages. Quelle sorte d’ignorance combinée au fait que le marché des smartphones commence à exploser, des applications qui ne sont liées à rien, des informations informatiques complexes et des systèmes de police qui ne peuvent pas être surveillés. Erner – sans perdre son sens de l’humour – parle de problèmes graves, qui sont motivés par des considérations politiques et économiques, motivés par des considérations politiques et économiques, ou par la peur seule, cause de véritables catastrophes – comme le choléra en Haïti, qui est protégé par l’ONU. RM

Guillaume Erner, Tomber est un art. Ignorance collective et superfail, Grasset-France Culture, 288 pp., 20 € (ebook : 14,99 €).

La publication récente – et attendue depuis longtemps – d’un rapport de l’ONU sur les atrocités commises contre les Ouïghours a peut-être amené certains à croire que ce crime massif et soudain est nouveau. Pas si. Et la première priorité de cette enquête – unique en France – est de remonter à la source de la torture. Mêlant histoire et témoignages, documents locaux et discours officiels, ce livre donne un aperçu terrifiant de l’antichambre de la destruction, dans cette « nouvelle frontière » (le Xinjiang), théâtre d’énergies et d’intérêts stratégiques, d’institutions républicaines et d’expérimentations culturelles. En expliquant le mécanisme du crime sur le long terme, la fraude des programmes et l’actualité prométhéenne des gouvernants communistes, il montre aussi la nature de la violence et l’étendue de la répression (copie, abus, censure, etc.). sans parler du grand gouvernement, a forcé les Ouïghours à “comprendre leur race”. L’arrivée au pouvoir de Xi Jinping fin 2012 n’a conduit qu’à des activités génocidaires et des camps de concentration. Sans opposition des grandes démocraties. Laurence Defranoux est journaliste à Sortie. UN V

Laurence Defranoux, les Ouïghours. Histoires de ceux qui ont été sacrifiés, Tallandier, 384 pp.. 21,90 € (ebook : 14,99 €).

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