Cinq livres incluent le travail d’Annie Ernaux

Le prix Nobel de littérature a été décerné vendredi 6 octobre à la française Annie Ernaux pour la “soldat” Son œuvre est autobiographique, universelle et accessible. “Quand il met en lumière, avec courage et savoir clinique, les contradictions du savoir social, expliquant la honte, l’humiliation, la jalousie ou l’incapacité de savoir qui l’on est, il accomplit quelque chose d’admirable.a déclaré l’académicien Anders Olsson dans sa présentation dutravailler du vainqueur.

Pour l’Université de Suède, “malgré la nature de la fiction de la pièce, il déclare qu’il est, dis-je, ‘son propre ethnologue’ plutôt qu’un historien”. Sa médecine, sans lyrisme, a été étudiée dans le monde entier et fait l’objet de nombreuses thèses.

De la Tasses vides à le souvenir de la fille, cinq œuvres majeures d’Annie Ernaux.

“Le Trésor” (1974)

Son premier roman est publié en 1974 chez Gallird. Inspiré de faits réels, il raconte son avortement de 1964 alors qu’il était encore étudiant. Nous rencontrons l’auteur sous la forme de Denise Lesur. Ce dernier est seul dans sa chambre d’étudiant à la Cité universitaire et attend le résultat de l’avortement. Concis et puissant, le livre présente des détails qui ressemblent à un échec, une sorte d’humiliation.

Décevante, car la jeune femme a un avenir prometteur, elle estime que cette grossesse verra son rêve d’être libérée de sa patrie lui filer dans les veines. Rempli de détails sur le travail lui-même, l’histoire est expliquée“espiègle” par certains critiques.

De cet avortement naîtra un livre emblématique : L’événement. Adapté par Audrey Diwan pour le cinéma, il a remporté le Lion d’or à la Mostra de Venise en 2021.

“La femme gelée” (1981)

Dans La femme solideAnnie Ernaux poursuit son propre travail en se penchant sur sa propre vie : de l’enfance à l’âge adulte, d’une jeune fille pleine de rêves à une femme des neiges.

Il parle du rôle d’une fille, d’une femme, d’une mère dans une société considérée comme patriarcale. Elle montre la reconnaissance des différences sociales entre les femmes et les hommes, la violence de cette inégalité. Le livre examine également la dissolution de son mariage et son travail en tant que femme dans la France des années 1970.

“Le carré” (1983)

Le livre débute lorsqu’Annie Ernaux se retrouve dans les Caps des nouvelles lettres. Après quelques semaines, son père est mort. L’auteur travaille, à où, l’image de celui-ci. Il dédiera également un livre à sa mère (Une femme). Dans ce livre, il montre la situation difficile de son changement social. C’est maintenant “un protecteur de classe”.

Issue d’une famille normande très modeste – son père était agriculteur et inconnu avant de devenir commerçant – Annie Ernaux a quitté ce lieu en rejoignant un bourgeois et intellectuel au gré de ses études et de son mariage. Des différences d’intérêts, d’opinions, d’activités, créaient souvent un fossé entre père et fille, rien d’important à se dire.

“Les années” (2008)

Il est considéré comme le centre de son travail. Il y met sa vie pour explorer l’histoire de toute une génération, les enfants de la guerre marquée par l’existentialisme des années 1950 et la libération des femmes. En tapant des choses, des mots, de la musique, des programmes télévisés, il ramène la réalité de son temps.

“C’est la deuxième histoire de ma vie mais celle de milliers de femmes qui ont aussi cherché la liberté et la libération.”dit-il en mai dernier.

“Mémoire d’une fille” (2016)

Avec ce livre, Annie Ernaux part à la recherche du “58 filles”. C’était cette fille. Dès les premières pages du livre, en guise d’avertissement, avisez le lecteur. Ce qu’il lui dit, c’est “Le texte est toujours perdu. Il est toujours restauré. La seconde indicible.”

Ce texte perdu qu’elle a laissé pendant cinquante ans est le récit de sa première nuit, l’été 1958, avec un homme. C’est ça, cette fille “la gauche” qui n’a jamais vu la vie et n’a jamais quitté sa Normandie natale.

Mais ce texte n’est pas le seul à contenir de l’érotisme. C’était aussi sa première incursion, violente, dans le monde des adultes.

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