Clémentine Mélois est sur le plan artistique

Clémentine Mélois aime rire. Rien sur son visage n’indiquait son goût pour l’imagination. De longs cheveux noirs avec un dégradé naturel, un maquillage léger, un élégant manteau de fourrure vert, près des yeux, il se tient droit, comme un professeur prêt à présenter sa science. Même son ton humble suggère que les joies de ces artistes doivent être cherchées ailleurs. Dans ses premiers livres : en 2014, en Cent droits (Grasset), il crée des classiques, changeant de pochettes, de titres et de noms d’auteurs en y ajoutant des références historiques, télévisuelles ou musicales : Manon Lescaut, de l’abbé Prévost, changé en Julie Lescaut; Le parc de la jeunesse Paul n’était plus signé mais François Valéry (le chanteur pop qui connut son apogée dans les années 1980), tandis que Boris Vian se retrouva transformé en Boris Meat, l’auteur de plante du jour.

Ce premier ouvrage d’humour littéraire est suivi d’un nouvel éditeur. Sinon, j’ai oublié compilation de listes de “commissaires” – un vieux mot qu’il aime “racers” – vu dans les magasins, sur les tables de café, ou dans la rue, accompagné de photos de ce qu’ils pensaient être l’auteur. En seulement deux livres, cet auteur de 36 ans, qui évoque l’héritage de Queneau et de Perec, s’est imposé comme une référence dans le domaine de la fiction littéraire, introduisant la nouvelle œuvre de la tradition oulipienne. Le plaisir du bon mot vous comblera sur les ondes. Depuis fin 2015, il participe à “Papous dans la tête”, émission dominicale populaire de jeux d’histoires, créée en 1984 par Bertrand Jérôme à France Culture.

Un épisode fondateur de son “autobiographie”

Avant de jouer avec les mots, Clémentine Mélois les a d’abord pratiquées, décidant de prendre la plume dès l’enfance. Il raconte pour lui un événement fondateur “histoire personnelle” : à 9 ans, il remporte le concours d’écriture Gallird. A la fin d’un livre de Roald Dahl, l’un de ses auteurs préférés, la petite fille a vu le formulaire d’inscription. « Vous devez résumer l’œuvre que vous avez choisie en quelques lignes. » Le premier prix est de 365 livres de la bibliothèque. La loterie ravit les jeunes “bibliothécaire” qui écrit d’abord ses livres mais, surtout, les crée, en insérant des images ou des images. “Le texte et les images ne peuvent pas être séparés”, explique Clémentine Mélois, qui a grandi dans une famille bohème avec l’intention de devenir “écrivain et journaliste”.

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