Contes d’été : « Illusions perdues » de Balzac, ou les conclusions de l’artiste

fausse pertecélèbre conte de Balzac, et une histoire très célèbre de la littérature française, s’est retrouvée sur le devant de la scène avec la sortie de la meilleure adaptation cinématographique éponyme de Xavier Giannoli en 2021 qui a remporté plusieurs César cette année, dont celui du meilleur film.

Le livre d’histoire du fleuve, long de plus de 900 pages, sorti entre 1837 et 1843, en plein Royaume de Juillet, comporte trois parties. La proposition, en revanche, a été faite vingt ans plus tôt, en 1821 sous la Restauration. Le film suit la deuxième partie, l’ascension à Paris de Lucien de Rubempré, un jeune poète ambitieux brûlant de réussir.

Devenu journaliste, il vit la haute société parisienne et la montée en puissance de la presse dont les ventes augmentèrent avec l’innovation d’une nouvelle économie : les journaux à bas prix basés sur la publicité.

Mais il a perdu ses artifices en traitant avec des journalistes innocents pour se créer et casser la réputation avec des articles tantôt vantés, tantôt meurtriers qu’ils soient et les bénéfices qu’ils en retireront. Au moment de sa sortie, ce portrait au vitriol de la presse a reçu un accueil mitigé. Aujourd’hui, il est considéré par certains comme sa plus grande œuvre.

La deuxième partie, la plus connue, notamment les deux qui se sont déroulées à Angoulême, où est né le jeune Rubempré. En fait, un tiers du roman parle moins de Rubempré que de David Séchard, son beau-frère, un très beau jeune homme, patron d’une imprimerie qui rêve d’être entrepreneur.

Le marché de l’impression et de l’impression est en croissance

Balzac connaissait le monde de l’imprimerie, de l’imprimerie et de l’imprimerie depuis sa faillite d’éditeur et d’imprimeur dans les années 1820 avant de se lancer à son compte, avec succès, comme journaliste et écrivain. Ainsi, le livre est de nature autobiographique et décrit la fin d’une époque où l’aristocratie régnait et l’avènement d’un nouveau monde poussé par la poursuite de la richesse et l’avènement de la bourgeoisie.

L’économie papier typique de l’époque avait toutes les caractéristiques de ce qu’on appelle aujourd’hui une économie circulaire.

C’est la troisième partie du livre que je veux dire ici pour montrer comment Balzac explique le travail de création de nouveaux procédés papetiers, créé par les limites du cercle économique qui bénéficie du développement de l’imprimerie et de l’imprimerie. marché. Dans cette section, Balzac se penche sur une situation économique actuelle : les nombreuses tentatives pour produire un résultat différent dans les matières premières utilisées, les textiles utilisés.

Inventer de nouvelles choses et de nouveaux processus

L’économie papier typique de l’époque avait toutes les caractéristiques de ce que nous appellerions aujourd’hui une économie circulaire : les chiffonniers récupéraient les vieux vêtements ou les toiles de chanvre du lin pour les revendre et les donner aux marchands. Ils sont triés selon leur couleur et leur qualité, lavés, mouillés et enfin coupés. Mais avec la croissance de l’imprimerie, l’utilisation du papier a explosé, tout comme le coût des vêtements. Dès lors, l’idée d’une impression low-cost se heurte à la hausse du coût des matières premières, dont peu ont accès.

Comme l’explique Balzac :

Les journaux, la politique, la croissance des librairies et de la littérature, la science, le désir de discuter de tous les intérêts du pays, tous les mouvements qui ont commencé lors de la réintégration fondatrice, qui nécessite de la paperasserie. Mais nous n’insistons pas sur la production de vêtements. Les déchets sont le résultat de l’utilisation du linge, et la population en apporte une quantité fixe. (…) Donc, si les avantages des papeteries sont supérieurs à ceux de la France pour le drap, il en faut deux ou trois, afin de maintenir le papier à un prix inférieur, pour inclure autre chose que l’habillement dans le procédé. »

Toute l’économie peut fonctionner dans une économie sans croissance

Ce que Balzac présentait était une idée simple et pertinente : l’économie dans son ensemble ne peut fonctionner que dans une économie sans croissance. Alors que la consommation explose, il faut créer de nouveaux procédés moins coûteux.

Par conséquent, la croissance de la demande crée le besoin de compétences techniques. Dès lors, Balzac décrit la recherche urgente de nouveaux procédés basés sur des actifs non marchands : ” Au cours des quinze dernières années, l’office des brevets a reçu plus d’une centaine de demandes d’inventions à inclure dans le document d’invention. »

Il faut faire un papier à petit prix, et travailler vite », disait Balzac qui montrait à David Séchard l’homme de la situation : « c’était né maître “. Son intention dans le roman est d’utiliser le roseau commun, learundo phragmite, peut être trouvé à un prix. Il a ensuite passé des semaines à développer un processus qu’il pouvait maîtriser. Mais le challenge n’est pas que technique, il est aussi économique :

La question n’est pas le travaildit-il à sa femme. compris dans le prix de l’impression. (…). Le secret réside dans la préparation dans laquelle ces médicaments sont administrés. Maintenant, mon travail n’est pas facile “.

La douleur de la prévention

S’il décrit en détail les expériences du secteur industriel, Balzac déplace alors son analyse vers un problème tout aussi important : la protection de l’invention par un brevet qui dépend de la valeur de l’outil. Le nouveau régime des brevets, qui protège les droits de propriété des inventeurs, date de 1791 avec son introduction dans le droit français.

Balzac décrit, avec une précision maniaque, les écueils de l’œuvre :

Le désastre des constructeurs français est le brevet du perfectionnement. Un homme passe dix ans de sa vie à chercher un secret de fabrication, une machine, une découverte, il dépose un brevet, se croit maître de son invention ; il est suivi d’un concurrent, s’il ne sait pas déjà tout, nettoie son outil avec un pinceau, et le lui prend des mains. Cependant, en fabriquant une pâte précieuse pour faire du papier, tout n’est pas dit ! David Séchard voulait tout voir, pour ne pas se retrouver à arracher un trésor recherché parmi les distractions. (…) S’il est possible de coller la pâte dans la boite (et pas le papier à côté), et un peu de colle, on ne verra rien. Pendant un mois, il a essayé de coller la pulpe de son papier dans une boîte. »

Mais le sort affecta le pauvre Séchard. Les Cointet, ses principaux concurrents sur le marché de l’imprimerie d’Angoulême, ont eu vent des expérimentations du constructeur. Ils l’ont regardé. Voyant qu’il avait des difficultés financières, ils l’ont arrêté et ont mis la main sur ce qu’il avait fait pour l’utiliser à leur profit.

Une histoire d’espoir

Contrairement à Zola qui, dans ses romans, s’est penché en détail sur le fonctionnement de l’économie capitaliste et des systèmes financiers sous le Second Reich. fausse perte C’est l’un des seuls romans dans lesquels Balzac, qui a écrit quarante ans plus tôt, est entré dans ce pays. Les méthodes d’innovation et de protection de la propriété intellectuelle sont mises en évidence avec les problèmes qualitatifs et macro-économiques dans lesquels ces changements interviennent.

Ce livre est aussi, en quelque sorte, une histoire de spéculation puisque la véritable révolution dans le domaine de la fabrication du papier n’aura lieu qu’un an après la fin du livre, en 1844, avec la production de pulpe d’arbre par Friedrich Gottlib Keller. qui permet la production de masse de papier non commercial.

fausse perteHonoré de Balzac (1837), Broché, 2006

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