“Darwyne”, de Colin Niel

Notre livre noir de la semaine est écrit par Colin Niel, ingénieur agronome de formation devenu auteur à succès. Son septième livre se déroule en Guyane où il vit et travaille. Il s’appelle “Darwyne” et commence une enquête quelconque

Ceci est un test pour un enfant. Une merveille enfantine dont le mystère réside dans la fermeture du livre. Il commence par une étude sociale, dirigée par un enseignant spécialisé, après avoir été discrédité. Darwyne Massily, 10 ans, est-elle en danger, maltraitée par sa famille ?
Le garçon vit dans un bidonville, avec sa mère, Yolanda, et des groupes entiers de pères qui se succèdent rapidement avant de disparaître rapidement du déluge.
Visage souriant, cheveux châtains foncés, voûtés et boiteux, Darwyne se démarquait toujours. Sa mère le voit “comme un animal” et révèle les difficultés qu’elle a à le “corriger”, qui souffre d’une grave difformité à la jambe.
A première vue, l’affaire devrait être classée sans suite, mais Mathurine, l’éducatrice, n’a pas eu gain de cause. Et le roman va dévoiler une histoire un peu plus compliquée que prévu…

Le cadre de cette histoire est important.

Darwyne et sa mère vivaient à Bois Sec, une colline où un gros village de petites maisons de fer s’était peu à peu étendu, réuni, fixé, suspendu et plus haut, sur les pentes les plus raides. .
Tout en haut, la maison de Darwyne et sa mère jouxte la forêt amazonienne, grande, menaçante, toujours prête à reprendre ses droits. Il n’est pas nettoyé, il revient rapidement, en utilisant le petit interstice. Comme un symbole vivant du conflit entre sauvage et civilisation, entre nature et culture.
Colin Niel détecte mieux ses mouvements, ses vibrations, ses stimulations, sa respiration et ses sons. Et l’histoire va dans les limites du merveilleux, de l’inquiétant et de l’entêtant.

Quelle était la relation de Darwin avec la forêt près de chez lui ?

Elle est au coeur du livre. Au cœur des interrogations de l’éducateur, il s’intéresse beaucoup aux plantes et animaux amazoniens. Mathurine remarque immédiatement le confort de Darwyne dans la forêt où il apparaît bientôt. Où aller facilement, sans se perdre. Où il communique avec toutes sortes d’animaux, reproduit leurs voix, leurs couinements, leurs grognements. Le mystère du livre réside dans l’énigme de cet enfant lui-même. C’est incroyable et génial. Qui était Darwin ? De quelle planète vient-il ?

Traduction:
“Et maintenant que Bois Sec était endormi, le bruit de l’homme avait disparu, Darwyne n’écoutait les sons de la forêt. Ni rien d’autre, mais ce qu’il entendit d’abord, ce furent des plaies cicatrisantes sur la peau. Bref, un hibou hurlant, entendit des rainettes et des adénomes , il a entendu le hurlement des singes hurleurs dans cette zone, et pour ne pas avoir vu certains de ces noms, ces noms sont dans les livres des vrais gens, il les a appelés par son propre nom éveillé, dans sa tête, et savait que le mère n’aimait pas ne pas savoir ainsi, il resta longtemps assis à écouter cette forêt qui était plus grande que la ville elle-même, s’étendant à l’infini. sous le tapis d’arbres. Toute l’Amazonie était à quelques mètres de son lit.

Cet enfant s’appelle Darwyne, pas la même orthographe mais est-ce une allusion à Charles Darwin, le père de la théorie de l’évolution ?

L’histoire de Colin Niel peut donc être lue comme une sorte de parabole. Comme l’histoire d’un petit bonhomme qui devient une créature de la forêt, il est possible de recréer les liens perdus avec le monde vivant, visible et invisible. Changer la communication entre les personnages, humains et non humains.
Mais à première vue, Darwyne est la première histoire d’un petit garçon qui donne un amour inconditionnel à sa mère qui est prête à tout. De ce point de vue, évidemment, je ne peux pas en dire plus…

  • Darwin, de Colin Niel aux éditions du Rouergue

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