Femmes, hommes et multiculturalisme : trois week-ends de débats aux Bibliothèques Idéales

Pendant trois semaines, du 2 au 18 septembre, les Bibliothèques idéales proposent une soixantaine de rencontres, lectures et concerts gratuits sur des sujets qui préoccupent la communauté de nos jours. Et ce, dans des lieux symboliques.

Après avoir laissé “la parole aux livres” dans leur premier livre, Ideal Libraries propose désormais “Les livres sont le royaume”. Et pour cause, le festival a été couronné par la réélection de Strasbourg Capitale mondiale du livre 2024. Un titre qui oblige cette édition 2022 à atteindre de nouveaux sommets avec une excellente programmation et en plus ses rendez-vous réguliers avec les médiathèques et les libraires de la ville. , un week-end de rencontres au Parlement européen.

Cette édition est la deuxième de 2022. La première a eu lieu en janvier, sur le thème “Livre par terre” (Photo ACC / Rue89 Strasbourg)

Trois week-ends et une soixantaine d’événements

Si les Bibliothèques Idéales se succèdent depuis treize ans avec la même passion – honorer les mots, les livres et la littérature de l’époque -, ses différentes éditions ne se ressemblent pas. Cette année, les organisateurs ont décidé que les rencontres s’étaleront sur trois week-ends, du 2 au 18 septembre, explique François Wolfermann, l’organisateur et créateur du festival :

« En arrivant début septembre, nous ouvrons la saison culturelle. Mais cette année, nous voulons partir sur plus de jours, pour que ceux qui reviennent plus tard puissent en profiter. Chercher le week-end est très pratique pour ceux qui travaillent la semaine et c’est parfois frustrant de ne pas pouvoir se libérer pour une réunion. »

Les bibliothèques participeront donc aux Journées européennes du patrimoine qui se tiendront les 17 et 18 septembre.

Comme lors des dernières éditions, des lectures dans les hôtels, les piscines et les musées, et des concerts complètent le festival. (Photo DR)

Comme chaque année, il y a des plumes célèbres dans le festival. Elle s’ouvrira sur une lecture de poésie de Pascal Quignard, Prix Goncourt 2002 no Les ombres errantes accompagné de la pianiste Aline Piboule. Le 11 septembre, on entend les paroles fidèles de Laurent Gaudé, qui critique son dernier livre, Chien 51, un monde cruel lié par l’injustice sociale. Edwy Plenel va désormais faire monter sa propre colère samedi 17, à partir de sa dernière tentative. L’épreuve et la contre-épreuve / De la Yougoslavie à l’Ukraine.

Transidentité, genre et littérature

En plus des rendez-vous avec des têtes d’affiche, des rendez-vous réguliers seront organisés sur des sujets environnementaux ultra-contemporains. Samedi 3 septembre, à 16h, une question sur la transidentité, la liberté et l’égalité avec l’écrivaine, journaliste et militante trans. Grand Madesta et Marie Cau, première femme transgenre élue Premier ministre en 2020. Elle reviendra sur le sujet de son livre. Madame le Maireson parcours de changement et de réussite politique.

Grand Madestajournaliste et transactiviste, est l’auteur de l’article Recherché à tout prix où il questionne la course à la sexualité et le lieu où se laissent différentes expressions de l’amour. (Photo DR)

La semaine prochaine, samedi 10 septembre, c’est au tour de la philosophe et journaliste de France Inter, Aïda N’Diaye, de la traductrice Nora Bouazzouni et de l’auteur de La vie de l’eauMathilde Ramadier, parle davantage de genre, de consentement et de bisexualité.

Les enjeux du multiculturalisme et ses causes seront fréquemment abordés dans cette publication. Le premier week-end, l’écrivaine Halimata Fofana et la philosophe Nadia Yala Kisukidi parleront de leurs deux cultures, puis Leïla Slimani se demandera où sont ses racines alsaciennes et marocaines, c’est-à-dire dans son travail d’écrivain, le 9 septembre à 17 heures. Enfin, Yasmina Khadra, l’auteur de Kaboul avaleadapté avec succès en long métrage, pour donner son expérience de l’Algérie de l’entre-deux-guerres, dimanche 18 septembre à 14h

Yasmina Khadra est l’auteur de la trilogie Les vagues de Kaboul, L’attaque un Les Sirènes de Bagdad, vendu à cinq millions d’exemplaires. Ses histoires ont été traduites dans cinquante pays. (Photo Géraldine Bruneel. DR)

Demander où vous êtes née en tant que femme

Alors que les droits des femmes sont remis en cause, certains artistes viendront se questionner et voir où elles sont attribuées ou où elles choisissent de les emmener. Vendredi 9 septembre, à 17 heures, l’experte Emma Becker évoquera son rapport au désir, son corps et sa parole, notamment en tant que femme, lors de la campagne mesurer son nouvel ouvrage. mauvaise conduite, une autofiction dans laquelle elle questionne son rôle de mère. Il s’est disputé avec son premier livre, La maisonoù elle revient sur son expérience de féministe et sur la joie qu’elle trouve à poursuivre cette carrière.

La journaliste Michelle Perrot et l’éducatrice Laurie Laufer discuteront du sujet. femme puissantepuis l’écrivaine féministe Christelle Taraud accordera une importante interview sur la question du féminisme, le dimanche 11 septembre. Lou Lubie et Blanche Sabbah, autrices de la BD Et ils sont morts un Histoires et poulets discuter de la place des femmes dans les histoires et des droits qu’elles représentent. C’est un bon moment pour rappeler les livres d’images, les bandes dessinées et les images à leur place dans le festival.

Il y a aussi de la photographie et de l’animation dans cette édition, avec l’arrivée de Lou Lubie et Blanche Sabbah, et du photographe strasbourgeois Frédéric Pillot. (Photo DR)

Ces thèmes d’actualité plairont assurément à un public plus jeune. Cela pousse dans les bonnes bibliothèques, comme on l’a vu lors de la rencontre de janvier 2022 avec les auteurs du podcast et du livre Kiff ta course et Rose Lamy, qui a créé le compte Instagram Préparez-vous au combat et l’auteur du livre Supprimer les discours sexistes dans les médias.

Mettre fin à la tendance au Parlement européen

Pour la première fois, les bibliothèques publiques participeront à l’hémicycle du Parlement européen. Une façon de redécouvrir l’espace comme lieu de vie citoyenne. Il est possible d’y prendre le petit-déjeuner lors de la première rencontre le vendredi 18 septembre, à 10 h, au Café Libé. Le photographe Pochep, les journalistes Marie Colmant et Gérard Lefort viennent faire un retour sur les plus belles années du journalisme. Sortieprésenté dans la bande dessinée Liberation – Our Roaring Twenties.

Leave a Comment

%d bloggers like this: