Hugo, Stendhal, Flaubert… Quand la presse détruisait les grands de la littérature

En collaboration avec le meilleur site de la BnF, retronews, Flammarion a publié ce qui suit Histoire qui rejoint les jugements hâtifs des critiques du passé sur les œuvres dont la fortune a été consacrée par la postérité. Autant dire que la lucidité n’était pas au rendez-vous. Déposer rouge et noir par exemple. Pas seulement le légitimiste Journal de France Parler de ça “acte honteux” mais Victor Hugo lui-même s’écrie : “Stendhal n’a jamais douté de la nature de l’écriture” : à quel point l’opinion des auteurs est correcte comme l’opinion des critiques. Dans l’annonce de La maison de location de Parme seul Balzac sait à quel point le livre est bon.

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Il est à noter que la presse méprise les photos faites par des journalistes habiles, mais ceux qui ont la bêtise ne se tarissent pas dans ces moments de pouvoir instantané des journalistes. Ni Balzac, son Superstitions perdues méprisé par les détracteurs “en étant le plus grand des historiens, l’auteur de La vieille fille est devenu très stérile, ” écrit sans laisser de trace Le Figaro en 1839, Maupassant ne trouva pas grâce aux yeux des folliculaires de l’époque : « Il est clair que M. de Maupassant ne devait pas mettre son nom dans le journal, qu’il ne devait pas y faire un travail journalier et qu’il ne le connaissait que comme familier. » Et Bam !

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La perte est une honte pour Gustave Bourdin, qui écrivit en 1857 Le Figaro (il est le gendre du fondateur du journal, Hippolyte de Villemessant, ça aide à se faire une place dans la journée) une revue de Fleur du mal : « Le mal côtoie le mal, l’abominable avec le mal. Ce livre est un hôpital à toutes les démences de l’esprit, à toutes les tempêtes du cœur. Le journal ajouta une chronique une semaine plus tard, sous la plume du critique Jules Habans : “Toutes ces horreurs de tombes exposées au froid, ces profondeurs de terre creusées à deux mains et les mains enroulées, devraient peut-être se fondre dans une boîte maudite.”

Vrai et faux

Si Hugo, parce que Dommage Un moyen d’échapper au châtiment des journalistes sous les ordres du gouvernement impérial (je parle d’un passé, où les folliculaires obéissaient à l’ordre établi, ne pouvaient atteindre aujourd’hui, à notre époque de liberté et de justice), si Zola avec Germinal J’ai du crédit, Flaubert, pour ça Mme Bovaire obtenir sa nourriture pour la fatigue: “Vous pensez lire un rapport, clair et précis, mais sans poésie, d’une gendarmerie”, document Le siècle. UN Le Figaro confirmation: “M. Flaubert est écrivain. Au-delà des définitions, son personnage est indécis, innocent, laid… »

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Ainsi, le volume rassemble une cinquantaine de fiches sur des œuvres, françaises ou étrangères, des XIXe et XXe siècles.C’est un plaisir de parcourir ces pages agrémentées de photographies de grande qualité. C’est au lecteur de se demander, à la lumière de ces nouvelles découvertes, quelle est la valeur des nouveaux dithyrambes chez Virginie Despentes. Ou les meurtriers de ceci ou de cela – qui se consolent en pensant qu’à l’instar d’Apollinaire tué par Georges Duhamel en 1913, la postérité le justifiera. Même s’il y a des gens qui n’ont rien à redire sur le travail de l’éditeur. Puis-je ajouter que cette collection est très utile, et essentielle, à tout enseignant qui souhaite que ses élèves produisent une écriture aussi excellente ? Non, je ne dirais pas ça. Mais je pense que oui.

Chroniques!, 50 meilleures histoires de la presse. Éd. Flammarion, 240 p., 25 €

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