“Je suis devenu artiste pour mon père”

Dure nouvelle pour Pauline Lévêque : après avoir comparé six livres de son mari Marc Levy, dont le dernier « Noé » sorti par feu Robert Laffont, elle présente ses œuvres avec des œuvres et son père à la galerie parisienne Guillaume (« Yves Lévêque. a… Pauline : père et fille”, du 1er septembre au 15 octobre). Et le 26 octobre, il sort un livre avec Amanda Sthers aux éditions Herscher, qui possède ses photographies signatures. Entretien.

Jeu parisien. Vous décrivez les livres de votre mari Marc Levy. Comment est née cette collaboration ?
Pauline Lévêque.
C’était son opinion. En 2018, il travaillera sur son roman “A Girl Like That” où l’héroïne sera en fauteuil roulant. Il veut que le lecteur voie de visu comment il voit le monde, depuis son siège. Dans la conversation, il a dit lui-même que la solution était d’entremêler son texte avec des images. Nous sommes partis comme ça. J’ai illustré tous ses livres depuis lors, six.

Comment ça se passe avec votre mari Marc Levy ?
C’est plus facile que d’autres parce qu’on se connaît par cœur, mais parfois ça peut prêter à confusion. Je travaille pour des grandes marques, lorsqu’elles me passent commande, je suis très précise dans leur demande, en termes de format, de délai, etc. Avec Marc, rien n’est plus pareil. Quand il écrit, il ne sait pas où vont mes photos, donc parfois il faut choisir. Pour “Une fille comme elle”, j’ai fait des dessins à la fin de la phase d’écriture, à toute allure, en 15 jours, en expliquant la raison de la petitesse. Aujourd’hui, je commence à travailler dessus, généralement à mi-chemin de l’histoire.

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Commercez-vous beaucoup ?
Oui. Avant d’avoir des enfants, nous changions tout le temps, dix pages avec dix pages. J’ai “sauvé” les mots qu’il n’aimait pas et qu’il voulait retirer de son livre. Avec la naissance de notre premier enfant, en 2010, j’ai pris du recul. Il prend soin de moi et me demande ce que je pense mais il cache des choses. La personne avec qui il parle tous les jours est son agent Susanna Lea.

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Yves Lévêque devant un de ses tableaux.

©DR

Il t’a demandé de refaire ton dessin ?
Oui. Cela peut être très grave. Marc est une personne très honnête. Il est comme un musicien : il sait exactement ce qu’il veut et si le résultat ne correspond pas à l’idée qu’il a en tête, je me lance. Mais pour moi, c’était vraiment amusant de travailler avec lui, pour quelqu’un qui souffre de la solitude de l’écriture comme moi. Son génie est sa capacité à raconter des histoires complexes de manière très simple. Je le vois avec notre fils Georges, qui s’intéresse beaucoup à la politique : il pose des questions à son père qui lui raconte des choses difficiles comme peut le faire un garçon de douze ans. Puis c’était un artiste, comme mon père. Je ne l’ai pas épousé à l’époque.

Je suis devenu artiste plus tard dans la vie, en attendant mon fils Georges en 2009, j’avais 27 ans

En effet, vos photos sont exposées à la galerie parisienne Guillaume avec les peintures de votre père Yves Lévêque. Comment vous êtes-vous découvert une passion pour le dessin ?
Un merci spécial à mon père qui m’a permis de peindre le fond de ses toiles quand j’avais cinq ou six ans. Il n’aimait pas peindre dans des formes blanches et il travaillait dans de très grandes formes. La maison que j’habitais enfant, à une heure de Paris, était aussi son atelier. J’ai grandi avec l’odeur de la térébenthine. Dès l’âge de cinq ans, j’ai commencé à dessiner. J’ai eu 20/20 à l’école. J’ai eu un super professeur de dessin qui m’a appris toutes les techniques. Quand mon moral a chuté, je me suis éloigné. J’ai commencé avec les animaux que nous avons à la maison – une chèvre, un mouton appelé Mini et un chien. Puis j’ai commencé à reproduire les impressionnistes. La première personne que je leur ai montrée était Marc, au début de notre relation, et il a adoré. Il a un œil, car son père est éditeur de photos.

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Vous avez toujours rêvé de devenir artiste ?
Non, j’ai d’abord voulu être journaliste parce que mon professeur de français m’avait prédit que ce serait bien pour moi, et il avait raison car j’ai longtemps écrit pour Paris Match. Mon père m’a fortement déconseillé de devenir artiste parce qu’il n’y avait pas de salaire, m’a-t-il dit. J’étais en retard, en attendant mon fils Georges en 2009, j’avais 27 ans. La grossesse m’inspire. J’ai créé pour lui des livres pour enfants avec des mots français en anglais. Puis je l’ai refait quand j’étais enceinte, la deuxième fois, avec Cléa, ma fille, en 2016, avec “Dites bonjour à la dame”, mon livre écrit avec Florence Mars, comparant les méthodes pédagogiques françaises et américaines.

Démarrer une nouvelle entreprise…
C’est vrai. Des amis ont commencé à s’intéresser à mon travail. L’un d’eux m’a demandé de lui dessiner une vue de son appartement à Central Park. Ensuite, les revendeurs m’ont commandé. J’ai créé mon site internet. Mon travail a commencé quand je suis parti et maintenant c’est presque à plein temps. N’ayant jamais étudié les arts plastiques, je sais la chance que j’ai d’avoir réalisé mon rêve d’enfant.

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