“Je suis épatée par les actrices” : Brigitte Bardot, Grace Kelly… la confidence internationale d’Henry-Jean Servat

Une exposition sur Romy Schneider et Brigitte Bardot à Saint-Tropez jusqu’au 18 septembre, un film à préparer sur Grace Kelly, un hommage à Elizabeth II : Henry-Jean Servat est de tous bords pour cette rentrée

Vous êtes commissaire d’une exposition consacrée à Romy Schneider et Brigitte Bardot à Saint-Tropez. Pourquoi associer ces deux femmes, ces deux images ?

Je voulais depuis longtemps monter un spectacle Bardot à Saint-Tropez. Je n’ai pas pu le faire l’année dernière, avec la grippe. mais en 2022, tombe le 40e anniversaire du départ de Romy Schneider. J’ai donc combiné les deux. J’ai écrit deux livres avec Alain Delon, donc j’allais souvent chez lui. Un jour, dans sa boutique, à Douchy, il a pris une photo du mur et me l’a donnée. Et j’étais très content : il l’a montré sur le plateau de La piscine, entouré de Bardot et Romy. Et moi, même si je suis fan de cinéma, je ne savais pas que les deux filles se voyaient souvent.

L’histoire est inconnue…

c’est vrai! Et au fil des années, j’ai gardé des histoires et des anecdotes sur cette rencontre. C’est comme ça que j’ai vu Bardot, qui n’a pas été choisi pour ça La piscine, ils voulaient mieux que Brigitte en espérant qu’elle ferait le point. Alors Romy a fait le film.

Et pendant le tournage, un groupe de paparazzi a suivi Delon, qui était au milieu de l’affaire Markovic. Pour la paix, Brigitte propose à Delon de venir chez elle. Il y est resté, puis a ramené Romy à la maison pour le dîner un soir. Et les deux femmes sont devenues de grandes amies. Personne ne sait. Romy Schneider est venue au soleil sur le ponton de La Madrague, à Bardot. Je connais bien La Madrague, j’y suis allé. Romy aimait tellement Saint-Tropez qu’il y fit construire une maison, donnant naissance à sa fille Sara à Ramatuelle.

Donc je ne les ai pas forcés ! J’ai beaucoup de photos, où elles courent toutes ensemble, avec Tabarly, etc. Le reportage ne montre que Saint-Tropez, ce qui se passe à Saint-Tropez.

Afficher la biographie

Journaliste et écrivain, auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma, producteur de films et metteur en scène d’opéra, Henry-Jean Servat (73 ans) est né à Montpellier. Après des études de journalisme, il débute sa carrière comme journaliste pour Midi Libre, notre titre, pendant huit ans (mais toujours à plein temps), avant de rejoindre Libération puis Paris Match.

Le film ou le cinéma, puis journaliste international sur l’actualité des stars (il est proche de Brigitte Bardot ou d’Alain Delon), il participe aussi à ces sujets, à la télévision ou à la radio. Elu en juin 2020 au conseil municipal de Nice sur la liste du maire Christian Estrosi, il a pour représentant le cinéma et les animaux, ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Se présente-t-il à un moment donné ?

Eh bien, la fin des années 60 était une époque que j’adorais, rouge, amusante, bénie par Dieu. Les années insouciantes, la fin des années 1960, mettent fin à la guerre d’Algérie. Je parle de la façon dont les cinémas français et allemands se ressemblent un peu. Avec des actrices comme Martine Carol, Françoise Arnoul, Morgan, Darrieux et Micheline Presle, et en Allemagne, Dietrich, Maria Schell, Lili Palmer. Toutes ces actrices sont des femmes dans la cinquantaine, un peu trapues, généralement.

Et en 1956 est venu Bardot, moi Et Dieu créa la femme et la nouvelle liberté de parole, et en Allemagne, Romy Schneider, avec Sissi, douce et chérie. Et chacun a mené sa propre révolution. Puis Bardot s’inscrit dans la lignée des films où elle est plus intelligente, tandis que Romy veut se libérer de l’emprise de Fromage. Il se retourna filles en vêtements où il embrassait les femmes sur la bouche.

A l’époque, ça faisait peur. Ma présentation montre tout. Et comment Bardot a arrêté le cinéma, comment Romy est devenue la plus grande actrice du cinéma français.

Bardot a-t-il vu le spectacle ?

Pas encore. Je le prendrai un soir. Mais il savait que c’était fait avec amour et respect. L’exposition a bien marché, puis a dû quitter Berlin. Puis on m’a proposé de faire Brigitte en Italie. Et je veux faire quelque chose sur lui à Londres, puis sur Bardot à Almeria, où elle a fait quatre films. J’ai un travail!

Encore une année triste, la disparition de Grace de Monaco, en 1982, et que faites-vous ?

Oui. Comme vous le savez, j’aime le cinéma et les acteurs. Et j’adore Grace Kelly l’actrice. Parce qu’il a introduit quelque chose de nouveau dans le cinéma américain des années 1950. Il a eu ce succès parce qu’il avait un travail, et qu’il montrait des images, que personne ne pouvait retenir. Cette princesse, mondaine, petite et douce, avec un chien, comme lui, sans une mièvrerie de bonne famille. Il a tourné onze films, pas plus. Alors, moi, citoyenne et snob têtue, comme vous vous en doutez, je connais par cœur Grace Kelly princesse de Monaco.

Mais après sa mort, on a enterré la reine dans les hommages, et on a oublié l’actrice alors qu’elle avait une carrière terrible. Alors, je publie un documentaire, Grace, princesse d’Hollywood, dans lequel j’ai interviewé le prince Albert. Il a accepté de se révéler sur sa mère actrice. On a arrêté le tournage cet été, ça va recommencer, et ça sortira chez OCS Cinema et sur une plateforme américaine avant Noël.

Organisez-vous d’autres événements liés à cette mémoire ?

Oui, en même temps, le 27 septembre, au cinéma de Nice que je gère (réouverture le 14 septembre, anniversaire de la mort de Grace), je prévois d’aller à un concert de Grace Kelly, avec tous ses films . . Le prince Albert venait le 27 septembre, il a demandé à voir Main sur le col, tourné sur la Côte d’Azur, et aux studios de la Victorine à Nice, que je dirige également. Il viendra avec sa famille, et il a accepté de se battre avec le public !

“Je tiens vraiment à m’occuper des animaux”

Henry-Jean Servat a été élu au conseil municipal de Nice dans la majorité du premier ministre Christian Estrosi, Henry-Jean Servat prendra deux représentants, l’un dédié au cinéma, l’autre aux animaux, une passion et la principale raison de sa vie.

“Je dois au maire que pour la deuxième année, Nice soit choisie par 30 millions de personnes comme la première ville de France où il fait bon vivre avec son animal de compagnie. La plage, le train. Et en ville, on peut venir travailler en ville avec son chien. Et là, je n’ai pas la vie mondaine que je menais à Paris. animal”, s’enthousiasme-t-il.

Membre du Parti animaliste (il s’est présenté sur la liste de ce parti aux élections européennes de 2019), protecteur des animaux, ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​La combustion de taureaux qu’il a décrit comme “une course honteuse”.

Êtes-vous un défenseur du patrimoine du cinéma français, et à un moment donné de son histoire en termes d’oubli ?

Je suis impliqué dans le transfert, y compris l’héritage! toujours. Je suis allé au ciné-club de Montpellier, j’en ai fondé un à La Grande-Motte, je gère la cinémathèque de Nice. j’ai fait un livre Immortels, dans lequel j’ai interviewé des actrices dont personne ne sait plus : Gaby Morlay, Paulette Dubost, Viviane Romance. Ou, plus célèbre, Danielle Darrieux, Morgan…

Je veux continuer à poster parce qu’ils oublient. Au cours des derniers mois, j’ai rencontré des gens qui ne savent pas qui est Romy Schneider ! Alors, si vous leur parlez de Françoise Arnoul, ou d’Elsa Martinelli que j’aime en Italie, Virna Lisi… Ça m’attriste, oui.

Et Grace Kelly vit parce qu’elle est la princesse de Monaco. Je fais des forums où je raconte des histoires d’acteurs. J’étais fasciné par la vie des gens célèbres et j’ai eu l’occasion de me lier d’amitié avec Elisabeth Taylor, qui vit à Lollobriga. Travailler comme star à Paris Match m’a certainement aidé. Et avec toutes mes interviews, j’ai appris, je les fais pour ça. Pas pour le talent.

Bardot, Romy Schneider, Micheline Presle fête ses 100 ans, Deneuve est honorée d’un Lion d’or à Venise, vous ressentez une nostalgie autour des grandes actrices françaises pour vous imprégner de l’actualité des cinéphiles français ?

Parce qu’on sait que ce sont des actrices qui ne semblent plus être disponibles aujourd’hui, la tête est cassée. Les grands acteurs sont-ils aujourd’hui injustement oubliés ? Beaucoup ! Mylène Demongeot est originaire de Palavas. Et Michèle Mercier, la première femme que j’ai aimée à l’écran. Et quand j’ai appris que Line Renaud avait obtenu tous les droits aujourd’hui…

On ne peut pas vous parler de la mort d’Elisabeth II. À quel point cela vous affecte-t-il ?

Cela m’a vraiment touché. Nous pensions qu’elle était la grand-mère de tout le monde. Mais contrairement à ce qui se dit partout, je ne pense pas que le monde sera perdu avec. Il a préparé cette perte.

Il comprenait l’évolution sociale de son temps et savait comment s’y prendre. Ce n’est pas une vieille femme, c’est une femme qui a réussi.

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