La richesse chute, l’argent gagne – 23/09/2022 à 13:11


L’écran montre une baisse de la valeur des actions françaises du CAC 40 à Paris

LONDRES (Reuters) – Wall Street devrait fortement chuter vendredi et les actions européennes se négocient à des creux de près de deux ans alors que les craintes d’une récession et d’une hausse de l’inflation augmentent ces derniers jours et continuent de freiner l’appétit des investisseurs pour les actifs risqués.

Les contrats à terme sur les principaux indices de New York affichent une ouverture de 1,14% pour le Dow Jones, 1,35% pour le Standard & Poor’s 500 et 1,49% pour le Nasdaq.

A Paris, le CAC 40 perd 2,1% à 5.794,13 points vers 10h55 GMT, au plus bas depuis le 5 juillet. A Londres, le FTSE 100 perd 1,79% et à Francfort, il chute le Dax à 2,33%.

L’indice EuroStoxx 50 a baissé de 2,41%, le FTSEurofirst 300 de 2,07% et le Stoxx 600 de 2,53%.

Ce dernier est tombé à son plus bas niveau depuis décembre 2020, sa baisse s’est prolongée après la publication des premiers résultats des enquêtes S&P Global PMI, qui montraient un signe positif de la performance du secteur privé dans la zone euro.

Et le moral à Wall Street n’est pas meilleur : Goldman Sachs a abaissé son objectif pour le S&P 500 en fin d’année de 16 %, à 3 600 points contre 4 300, ce qui indique une nouvelle baisse de près de 5 % d’ici la fin de l’année. Décembre. .

Dans une note rédigée au lendemain de l’annonce de la Réserve fédérale, David Kostin, analyste de la banque américaine, expliquait que “la plupart des investisseurs en actions estiment que le niveau de gravité ne peut être déterminé, et leur priorité est le temps, la profondeur et la durée”. d’un plan d’atténuation et de gestion d’un tel événement.

De son côté, Bank of America, dans sa mise à jour hebdomadaire sur les flux d’investissement, souligne que les soldes n’ont pas été abaissés, même si les marchés sont loin des chocs inflationnistes.

PROPRIÉTÉS EN EUROPE

En Europe, aucun secteur statistique n’a échappé à l’effondrement. Parmi les plus fortes baisses figurent les matières premières (-4,96 %) et l’énergie (-4,01 %), dans un contexte de baisse du pétrole et des métaux de base (-3,6 %). % pour le cuivre, -5 % pour le nickel, par exemple).

Dans le secteur bancaire, le Credit Suisse a chuté de 8,97% et a atteint un niveau record à la suite d’informations de Reuters selon lesquelles la banque envisageait une nouvelle augmentation de capital, sa quatrième en sept ans.

La seule hausse du CAC 40 a été pour Airbus, qui a gagné 0,3% après les propos qui devraient être confirmés par son PDG le jour de la présentation aux investisseurs.

M6 prend également une offre publique d’achat en cours à 7,04% pour racheter le bureau au groupe RTL (filiale de Bertelsmann).

PAIEMENT

La menace accrue de récession ne suffit pas à stopper la hausse des taux obligataires, qui continuent de bénéficier des hausses de taux d’intérêt de la plupart des banques centrales.

Les rendements américains se dirigent vers leurs plus hauts niveaux depuis 2011, à 3,7806 % pour le dix ans et 4,2183 % pour les deux ans.

Dans la zone euro, le taux à deux ans allemand a bondi de dix points de base à 1,975%, au plus haut depuis décembre 2008, et un taux à dix ans au-dessus de 2% pour la première fois depuis 2013.

Ce dernier a légèrement diminué après les chiffres PMI flash.

CHANGEMENTS

Les flash PMI européens et les nombreux commentaires sur les perspectives de récession ne feront qu’accentuer la baisse de l’euro et de la livre sterling. Et ce dernier risque d’augmenter les prévisions de déficit budgétaire des gouvernements britanniques.

Ainsi l’euro a perdu 0,82% face au dollar à 0,9755, au plus bas depuis 2002, et la livre sterling a perdu 1,99% à 1,1033 dollar, au plus bas depuis 1985.

L’indice du dollar, qui mesure les variations du billet vert par rapport à un panier d’indices de référence, a cependant affiché une augmentation de 0,69 %, la plus élevée depuis mai 2002.

Le yen a chuté à 0,51% après une reprise de 1% entamée vendredi par l’intervention des autorités japonaises sur le marché.

PÉTROLE

Le marché du pétrole repart à la hausse face au risque d’une baisse de la demande mondiale dans les prochains mois, il faut y ajouter l’appréciation de la devise, pas bonne pour les matières premières évoquées dans la devise américaine.

Le Brent a chuté de 3,08% à 87,67 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a chuté de 3,5% à 80,57 dollars.

(Écrit par Marc Angrand, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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