Le mini-festival “Ouvertures” lance la saison de l’Atelier Lyrique de Tourcoing

Plus de détails

Circuit. Atelier Musique. 22-IX-2022.

18h00 – Musée MuBa Eugène Leroy. Benjamin Britten (1913-1976) : Les Lumières op. 18, sur des poèmes d’Arthur Rimbaud (parties). Camille Saint-Saëns (1835-1921) : La Nuit persane op. 26 bis : quatre chansons sur des textes d’Armand Renaud. Maurice Ravel (1875-1937) : Alborada del gracioso, traduit des Miroirs. Franz Lehár (1870-1948) : L’amour de Camille, traduit de La Veuve Merry. Louis Varney (1844-1908) : L’Amour de Gontran des Mousquetaires au couvent. Reynaldo Hahn (1874-1947) : vers de François, extraits du Temps d’aimer. Léo Delibes (1836-1891) : air de Gérald “Fantaisie aux mensonges divins”, extrait de Lakmé. Georges Bizet (1837-1875) : sérénade de Smith, traduite de La jolie fille de Perth. Sahy Ratia, ténor, Qiachu Li, piano

20h30 Église Saint-Christophe. Clément Janequin (1485-1558) : Look doux, disons. Rodion Schchedrin (né en 1932) : L’Ange intronisé, pièce pour chœur et flûte ; André Jolivet (1905-1974) : quatuor chantant pour trompette “pour une union tranquille de l’être avec la Terre”. Carlo Gesualdo (1566-1613) : Sparge the Dead, du quatrième livre de madrigaux. Arvo Pärt (né en 1935) : The Crying of a Deer, pour ensemble a capella. Charles Ives (1874-1954) : La question sans réponse, pour l’orchestre. Olivier Messiaen (1908-1992) : Poèmes pour Mi, sur une musique de Cécile Sauvage, section : « L’Epouse » ; “L’Ascension”, la première de quatre méditations pour orchestre. Francis Poulenc (1899-1963) : Stabat Mater, pour soprano solo, chœur et orchestre. Marion Ralincourt, flûte ; Marianne Croux, soprano ; Ensemble Vocal Aedes; Siècles, réalisateur : Matthieu Romano

L’Atelier Lyrique de Tourcoing a débuté sa saison avec son festival “Ouvertures” étalé sur trois soirées, une large fenêtre sur cinq siècles de voix ou d’instruments, profanes, lyriques ou du lien sacré. Nous sommes allés aux concerts d’ouverture.

Sahy Ratia, les promesses sont tenues !

Tourcoing est admiré pour ses incarnations en Georges Brown (la dame blanche de Boieldieu), Kornelis (la princesse jaune de Saint-Saëns) ou Haroun (Jamileh de Bizet), le trentenaire Sahy Ratia, malgache, révélation Adami 2019, s’impose aujourd’hui comme l’un des artistes les plus fiables de sa génération et un talent à suivre, à la voix française. Il s’est dit, en fin d’après-midi, qu’il est le ténor le plus proche du répertoire français, romantique ou fin de siècle, tous genres (musique, opérette et opéra) confondus !

Malheureusement, nous n’entendons pas ce qu’il a à dire pendant quelques épisodes Lumières rimbaldiennes sur une musique de Benjamin Britten – il interprétera un long métrage d’arrangement musical avec le groupe Miroir Extents à Lille en mai prochain. Les quatre chansons du cycle La nuit persane de Camille Saint-Saëns, à l’orientalisme, lui montre le summum de ses capacités : diction proche et précise, voix parfaite avec un registre aigu, passage aisé de la voix de poitrine au meilleur casque “couverture”, la vraie affaire. o legato et la sagesse de la parole réside dans l’association.

Il ajoute sous le nom commun de « vagabond d’amour » dans la deuxième partie du discours quelques atmosphères célèbres ou d’autres qui ne sont pas célèbres du répertoire scénique depuis la fin des Je t’aime. Il sauve ce que l’on peut tirer de l’adaptation française de l’air de Camille dans la joyeuse veuve de Franz Lehár, joué avec humour et la grâce désuète de amour Amour donné à Gontran à l’intérieur les mousquetaires dans l’église Louis Varney, montre avec intérêt la valeur des vers de François (d’où les oubliés temps pour aimer par Reynaldo Hahn). Mais nul doute que le répertoire du grand opéra se montrera au faîte de sa puissance, avec le populaire. “L’esprit de Dieu ment” Traduction de Lakmé de Léo Delibes, qu’il agrémente d’une ligne vocale fine et d’aigus cuivrés sans manquer d’impressionner. Plus encore, la sérénade rare et obsédante de Smith, importée Jolie fille de Perth de Georges Bizet propose une synthèse de son style sonore guidée par une vision musicale.

Le pianiste Qiaochu Li propose en intermède une version différente et plus intense duAlborada del Graciso de Maurice Ravel et sous la forme d’un discours destiné à donner une réponse directe, mais parfois pauvre en contrastes, nuances et couleurs à son partenaire.

En rappel, les deux artistes nous invitent à quitter la scène sur la pointe des pieds en retrouvant Camille Saint-Saëns pour ses tendres et lents adieux. l’étoile, sur un texte du Prince Haïdar Pacha, chanté ici avec un sens plein de majesté et d’irréalité !


Aedes et Les Siècles se réunissent pour un voyage spirituel puissant mais puissant

L’ensemble Aedes de Matthieu Romano et Les Siècles, l’orchestre “historiquement informé” fondé par François-Xavier Roth, s’associent depuis plusieurs saisons pour interpréter de nombreux répertoires choraux symphoniques tels que Requiem de Brahms et Faure.

La programmation de cette soirée, offerte sans parution, propose en première partie une programmation musicale aussi diversifiée que les interprètes et les décors, comme un cheminement spirituel basé sur la Foi ; en deux numéros musicaux a capella entre espoir (Bonne apparence de Clément Janequin) et désolation (Arroser les morts le quatrième livre de madrigaux de Gesualdo) réponse à la recherche (extrait de l’ange marqué par Rodion Schchedrin), preuve (Le cri du cerf d’Arvo Pärt), ferveur (d’Olivier Messiaen, une courte pièce de Chansons pour Misuivie par Le Roi du Christ demande gloire à son Père, le premier grand cycle de performances jeunesse Escalade), enfin sous observation agnostique en semaines (quatre la magie pour flûte d’André Jolivet) ou des questions (La question sans réponse de Charles Ives) affronte les mystères de l’univers. Beaucoup beaucoup Stabat Mater de Francis Poulenc réaffirme cette perspective en oa Pierre Tristesse, Espoir, dans les pages de la victoire du Christ finalement la mort cruelle sur la croix.

Aedes, en « production principale » ce soir, réunira 35 chansons qui figurent dans ces répertoires souvent exigeants : un nombre bien nécessaire mais suffisant pour une interprétation directe, et d’autres ensuite, à l’influence de l’œuvre de Poulenc. On ne peut qu’améliorer la beauté des timbres, l’homogénéité des tables et la justesse de l’intonation. On s’étonne d’entendre, à contre-courant de ce qui se passe, une chanson de Janequin chantée – comme autrefois – par un grand chœur ou un madrigal de Gesualdo (très difficile, mais c’est voulu), bien sûr cela lui a été donné. nouveau studio de musique.

De plus, Matthieu Romano joue avec le dessin et la géométrie de l’espace, plaçant les bois au jubé pour la pièce d’Ives ou Marion Ralincourt, la meilleure interprète des quatre. la magie d’André Jolivet et l’accompagnement instrumental unique mais magnifique du premier chœur de l’ange marqué de Rodion Schchedrin – évoluant pour le chœur d’une simple voix bouche bée à une composition plus sophistiquée. Ce morceau de poésie seul, spartiate dans la rigueur janséniste mais fort dans la pensée, se termine par un minimaliste. Le cri du cerf d’Arvo Pärt chanté sans pitié.

Jouer de la guitare Des siècles alors ça peut marcher – pour l’autre pensée ivesienne du Question sans réponseet surtout pour la meilleure description donnée au vent de la première classe duEn hautsigné Olivier Messiaen.


Il faut admirer le travail extraordinaire de la soprano Marianne Croux, célèbre et populaire, notamment à l’Opéra de Paris, et parmi les lauréats – et prix du public – du Concours Reine Elisabeth de Chant 2018 : avoir C’est précis la tessiture et le contrôle du volume. nécessaire (étant donné le même extrait dilué ce soir) pour faire tout le cycle de Chansons pour Mi de Messiaen, dans la position idéale d’une Michelle Command ou d’une Françoise Pollet – et de plus signe, avec sa modestie, que ses œuvres sont plus calmes et plus douloureuses au cours de la Stabat Mater de Francis Poulenc. De cette œuvre fascinante du maître français, les troupes proposent, sous la direction inspirée de Matthieu Romano, une interprétation passionnante, d’une œuvre fascinante qui réunit sur les douze points du nombre, expressivité et théâtralité extravertie, à l’image du compositeur lui-même.

En rappel, les instruments et les chanteurs s’unissent pour chanter tous à l’unisson devant un public triomphant, le ” Toutes les nuits » par Clément Janequin : un amour romanesque plus drôle et romanesque que le vrai orthodoxe ou compréhensif !

Photographies : Sahy Ratia © Christine Ledroit-Perrin ; Aedes et Matthieu Romano © Jean-Pierre Hakimian ; Marianne Croux © Cmireb-Rtbf

(Visite 1 fois, 1 visite aujourd’hui)

Plus de détails

Circuit. Atelier Musique. 22-IX-2022.

18h00 – Musée MuBa Eugène Leroy. Benjamin Britten (1913-1976) : Les Lumières op. 18, sur des poèmes d’Arthur Rimbaud (parties). Camille Saint-Saëns (1835-1921) : La Nuit persane op. 26 bis : quatre chansons sur des textes d’Armand Renaud. Maurice Ravel (1875-1937) : Alborada del gracioso, traduit des Miroirs. Franz Lehár (1870-1948) : L’amour de Camille, traduit de La Veuve Merry. Louis Varney (1844-1908) : L’Amour de Gontran des Mousquetaires au couvent. Reynaldo Hahn (1874-1947) : vers de François, extraits du Temps d’aimer. Léo Delibes (1836-1891) : air de Gérald “Fantaisie aux mensonges divins”, extrait de Lakmé. Georges Bizet (1837-1875) : sérénade de Smith, traduite de La jolie fille de Perth. Sahy Ratia, ténor, Qiachu Li, piano

20h30 Église Saint-Christophe. Clément Janequin (1485-1558) : Look doux, disons. Rodion Schchedrin (né en 1932) : L’Ange intronisé, pièce pour chœur et flûte ; André Jolivet (1905-1974) : quatuor chantant pour trompette “pour une union tranquille de l’être avec la Terre”. Carlo Gesualdo (1566-1613) : Sparge the Dead, du quatrième livre de madrigaux. Arvo Pärt (né en 1935) : The Crying of a Deer, pour ensemble a capella. Charles Ives (1874-1954) : La question sans réponse, pour l’orchestre. Olivier Messiaen (1908-1992) : Poèmes pour Mi, sur une musique de Cécile Sauvage, section : « L’Epouse » ; “L’Ascension”, première de quatre méditations pour orchestre. Francis Poulenc (1899-1963) : Stabat Mater, pour soprano solo, chœur et orchestre. Marion Ralincourt, flûte ; Marianne Croux, soprano ; Ensemble Vocal Aedes; Siècles, réalisateur : Matthieu Romano

Mots clés pour cet article

Leave a Comment

%d bloggers like this: