Les femmes sont-elles meilleures que les hommes ?

Une affaire grave entre deux footballeurs rappelle que les turpitudes entre sportifs ne sont pas du ressort des hommes. Et surtout, dit l’écrivain Henri Quantin, la faute n’est pas réservée aux autres.

Si quelqu’un écrit “Mbappé et Pogba”, presque tout le monde sait de quoi on parle. S’il a écrit « Hamraoui et Diallo », c’est plus incertain. Bien que l’ajout de leurs prénoms, “Kheira et Aminata”, soit inutile pour les deux premiers, nous n’avancerons pas. Certains y verront la preuve que le football féminin est inférieur à celui des hommes, mais on peut voir autre chose dans les violences récentes : l’équilibre entre hommes et femmes face au péché originel. De quoi s’agit-il? Aminata Diallo, ancienne joueuse du Paris-Saint-Germain, a été placée en prison pour la deuxième fois, on pense qu’elle a organisé un guet-apens contre sa coéquipière de l’époque, Kheira Hamraoui. Il a été brutalement battu à coups de barre de fer par quatre hommes encagoulés, lorsqu’il est descendu de la voiture de Diallo. La chanson qui a suivi à cette époque était un concours pour le même poste sur scène. Après l’arrestation du premier policier de Diallo, sans suite, en novembre 2021 (et fixant les chefs d’accusation contre Hamraoui, bien qu’il ait été puni, s’en fichait par ses ennemis), la nouvelle voie est le thème.

Le bon esprit du football féminin

Certains croient beaucoup au football féminin, roue alternative de l’hypothétique moralisation du public par le sport, là où le football masculin peine à apporter les résultats escomptés. Après la faillite du « black-white-beur », on nous demande de chanter avec Renaud : « Femme, je t’aime parce que, quand le sport devient la guerre, il n’y a pas de poule ni de petite foule de supporters ? Souvenons-nous de la Coupe du monde féminine à l’été 2019 et le droit d’encourager les Bleues.Éliminée dans le dernier quart-temps par les États-Unis, la victoire dans l’avenir, l’équipe de France a remporté un lot de consolation à l’issue du tournoi : le trophée FIFA pour Fair-play.

Avant cette médaille en chocolat, nombreux étaient ceux qui vantaient le bon esprit du football féminin, au point de donner l’exemple aux hommes. Insensible au “quidging” et à l’argent, on le croit vrai, proche de son origine, tout comme le bien mal du 18ème siècle qui est devenu la base des philosophes, les vrais s’en fichent, maudit soit la corruption. de l’homme “civilisé”. A cette idéalisation pleine d’arrière-pensées, le féminisme a ajouté une exigence financière : il est dommage, entend-on, que les footballeuses aient moins que les footballeurs masculins. Les faux amis de la justice ne savent-ils pas que comparer le salaire des joueuses avec celui des joueurs masculins ne fait qu’augmenter l’injustice, même s’il vaut mieux servir la justice sociale si c’est mal payé ? ? Cependant, de l’avis de nombreux commentateurs, il apparaît que les femmes sont l’avenir du football. Pendant un certain temps, le prix du fair-play a été décerné à toutes les équipes.

Une tempête infinie

Les femmes ne sont-elles pas moins méchantes, pour ne pas dire moins que les hommes ? La réponse est contre les deux auteurs, tous deux tentés de comparer la personne : avant Parties inférieures de Houellebecq, qu’il vante comme un excellent livre, Philippe Muray se moque « de cette croyance que les femmes sont meilleures que les hommes et qu’elles représentent une sorte d’avenir pour une autre ». Dans le domaine du football, le crime Diallo-Hamraoui s’avérera-t-il un petit grief de l’affaire Mbappé-Pogba ? Une chose est claire : qu’il soit pratiqué par des hommes ou des femmes, le sport, que certains appellent naïvement le remède aux maux de la société, peut conduire à la délinquance si nécessaire. Faut-il rappeler la citation provocatrice de Léon Bloy : « Le sport est le meilleur moyen de créer une génération de crétins criminels » ?

Le fait même de l’égalité entre les hommes et les femmes ne signifie pas qu’ils partagent le péché originel.

Ce qui est montré avant tout, c’est la tentative d’opposer deux groupes de personnes, premiers coupables de tous les maux (les hommes, mais aussi les blancs, les occidentaux, les hétérosexuels, les cisgenres, les défenseurs de la langue française…) Le monde (les femmes, les noirs, les palestiniens, homosexuels, transgenres, partisans du milieu) seront confrontés un jour ou l’autre à la vérité d’un péché infini. Le fait même que les hommes et les femmes sont égaux est indiscutable dans leur partage du péché originel, quoi qu’en disent les faux savants, qui n’y ont vu qu’une diabolisation d’Eve, oubliant qu’on l’appelait “le péché d’Adam”.

Soyez gentil avec vous-même

Pour les hommes et les femmes, ce péché conduit toujours à croire qu’ils peuvent se passer de Dieu. Contrairement à ses contrefaçons socio-politiques, il ne se traduit pas par la haine d’autrui, mais par la lucidité même. Il n’oppose pas le camp du bien et le camp des hommes, mais il unit tous les hommes au même danger et à la même responsabilité. Comment masquer les vraies différences ? Non, c’est une façon de se souvenir, personne ne peut se laisser seul. a priori la pratique habituelle à suivre, car personne ne peut prétendre signaler la faute d’autrui sans la connaître lui-même. Alors on peut dire avec saint Augustin : « Mon cœur, ô Dieu, mon cœur que tu as aimé au fond des profondeurs. Il s’agit des “mauvais abrutis” qui jouent au football. Rassurons ceux qui ne comprennent pas que le commentaire de Bloy était normal : il parlait de méchants crétins.


DOS, MAINS, CIEL

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