“Les mots me sauvent autant qu’ils me détruisent”

Amélie Nothomb est une écrivaine prolifique : elle publie un livre par an. Il enchaîne les récompenses depuis ses débuts La purification du meurtre en 1992 (Prix René Fallet), ou pour son premier livre : premier sang (2021) récipiendaire du prix Renaudot. En 1999, il remporte le prix pour son huitième livre, Stupeur et tremblementpremier prix de l’Académie française du roman.

Il s’appelle son 31e livre, publié par Albin Michel Livre sœur.

franceinfo : Ce livre est très important parce qu’on parle de la sororité, mais on parle beaucoup de comment se construire enfant, aimer t’avoir de ses parents ou comment s’en sortir et grandir.

Amélie Nothomb : Oui, nous parlons ici d’une petite fille qui est née dans un accident. Ses parents l’ont mis au monde sans savoir pourquoi. Ce sont des gens très gentils, mais ils ne savent pas qu’ils doivent s’attacher à cet enfant, ils doivent le regarder. Bientôt, il a grandi tout seul jusqu’au jour où ses parents ont donné naissance à une petite sœur. La petite fille va s’imprégner du bébé avec tout l’amour qu’elle ne reçoit pas de ses parents. Voyons comment ces deux histoires d’amour grandissent ensemble. L’histoire d’amour entre les parents qui forment un couple dit stable et l’histoire d’amour entre deux petites filles qui deviennent des sœurs fusion. Je l’ai trouvé avec ma sœur qui m’a toujours aimé, qui m’a donné l’espoir de toujours m’attendre.

“Je ne sais pas qui je serais si je n’étais pas embrassée par l’amour de ma sœur et si je n’avais pas grandi sous ses yeux bienveillants.”

Amélie Nothomb

chez franceinfo

Nous pensions que c’était un hommage que vous vouliez rendre à votre sœur.

Oui. Merci à ma grande soeur. Je sais que toutes les sœurs du monde ne sont pas pareilles, pas comme ma sœur. Et la plus grande bénédiction que j’ai jamais eue de toute ma vie est la petite soeur de Juliette Nothomb.

Lorsque vous vous tournez vers le livre, vous lisez : “Les mots ont le pouvoir qu’on leur donne« Les mots vous ont-ils sauvé ?

Oui. Les mots m’ont sauvé autant qu’ils m’ont détruit. Je pense que c’est très courant. Quelqu’un, surtout à un jeune âge, peut être détruit par un gros mot, pas forcément mauvais mais mauvais. Et apprendre à comprendre l’effet est un gros travail, ce mot est peut-être le seul pouvoir que nous ayons à donner et nous devons apprendre à transformer ce mot ou y voir autre chose qu’un manque de concentration. , qui est souvent inclus.

Ce livre a un ton particulier tout au long de ce livre. Maintenant, malheureusement, votre père est parti. Vous avez changé certaines cartes ? Cela vous a-t-il inspiré à grandir encore plus ?

Cela m’a donné l’idée que j’avais aussi besoin de porter mon père en moi. Il y a ce livre premier sang, que j’ai publié l’année dernière et c’était très important. C’est le livre que je rapporte à mon père. J’ai l’impression qu’après la publication de ce livre, mon père va mieux qu’avant. Il vit en moi, mais continue, et j’ai l’impression de lui ressembler plus qu’avant, ce qui est très dérangeant.

Quand vous avez publié votre premier roman, c’était en 1992. L’histoire n’était pas très claire au début. Êtes-vous en train de rire ou nerveux?

À ce moment-là, j’étais terrifié. La première réponse des gens est de dire “Mais la jeune femme n’a pas pu le faire“. De plus, je ressemble à un gros bébé quand les gens me voient, alors les gens rient et disent : “Amenez-nous le véritable auteur de ce livre, s’il vous plaît, pas un gros bébé !“Au début, je l’ai vu comme un compliment, mais au bout d’un moment, j’ai commencé à me demander si je ne croyais pas comme la personne qui a écrit ce livre. Parce que j’ai réussi à le prouver parce que personne d’autre ne s’est manifesté.

Quand vous publiez un ouvrage, il est traduit dans de nombreuses langues : pour les plus grosses traductions, on parle de 40 langues, ce qui est très différent. Cela montre qui vous êtes, ce qui vous touche, mais vous vous gardez toujours. Est-ce à dire qu’il est important d’utiliser le thème, économiser un peu de cette arme ?

Je donne beaucoup à travers mes livres. Je marche avec confiance quand je n’écris pas, je trouve toujours que j’ai besoin de me séparer un peu. Au début, je n’ai rien fait.

“Il y a 30 ans, lorsque j’ai publié mon premier livre, j’ai donné mon adresse personnelle et mon numéro de téléphone à tout le monde. Mais j’ai obtenu des informations anonymes. J’ai des hommes sans nom sur mon paillasson. Fixez des limites.”

Amélie Nothomb

chez franceinfo

Nous pensons que vous devez toujours garder cette distance pour vous protéger, pour vous protéger. Dans ce livre, vous vous ouvrez comme jamais auparavant. Qu’est-ce que cela montre? livre soeur ?

Par conséquent, il est très important de dire amour à ma sœur.

Mais à vous-même, à votre famille, à vos relations de sang !

Oui, car il est vrai que toutes les familles ont des problèmes. Je pense que j’ai plutôt bien échoué. Mais ma famille, avec toutes ses bonnes et mauvaises qualités, est la source de mon identité. La famille est le pire jour de la vie. Les responsabilités sont réparties au cas par cas, nous devons résoudre cette catastrophe grecque d’une manière ou d’une autre. Il n’y a pas d’échappatoire, alors réparez-le autant que possible.

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