L’OMS dit “ce n’est pas seulement pour les hommes et les femmes”

La dernière mise à jour du “Handbook on gender mainstreaming” de l’OMS rompt avec la définition biologique du genre d’une personne. Pour le professeur René Écochard, auteur de “Homme, femme, ce que nous disent les neurosciences” (Artège), cette approche n’est pas scientifique. Il est dangereux et nocif pour les jeunes qu’il prétend aider.

Aleteia : Dans ce qui a été publié dans son manuel « d’intégration du genre », l’OMS a déclaré que le genre ne concerne pas « uniquement les femmes ».. Comment interprétez-vous ces mots ?
Professeur René Ecochard :
Comme un sujet de surprise et d’inquiétude. Surpris au début. Dans la première version du document de l’OMS, Intégration de la dimension de genre pour les responsables de la santé : une approche pratique, les deux sexes, masculin et féminin, sont définis en termes de vérité. Dans son Nouvelles du 6 juillet 2022, a rapporté que de “nouvelles preuves scientifiques” sont nécessaires pour développer “l’idée que l’identité de genre existe sur un continuum” et que “le genre ne se limite pas au genre. Je ne trouve rien de tel dans la littérature scientifique Il y a une confusion entre la science biologique et la sociologie. La sociologie décrit les sociétés, avec ce dont elles ont besoin et ce dont elles n’ont pas. La philosophie et les sciences biologiques, en particulier les neurosciences, disent qui est une personne, la sociologie ne dit que ce qu’elle est.

C’est une préoccupation, car l’OMS sert de référence dans le domaine de la santé : de nombreuses personnes sont induites en erreur, et propagent avec de bonnes intentions de fausses idées sur le sexe.

Cette nouvelle de l’OMS est également inquiétante, car c’est l’OMS qui dirige le domaine de la santé : beaucoup de gens vont être induits en erreur, et propager avec de bonnes intentions de fausses idées par rapport au sexe. Mais tout le monde naît homme ou femme. Ce n’est que dans de rares cas, connus du monde médical, que des rapports sexuels ou toute autre maladie surviennent à ce niveau, en raison d’une anomalie de croissance.

Ces patients ont besoin des soins de l’enfant et du soutien de sa famille. Le genre, quant à lui, est défini par l’OMS comme “le rôle de la société, qui détermine les comportements, les activités, les attentes et les opportunités appropriés pour chaque personne”, en référence à la nature de la société et à la nature de chaque individu. Il ne définit pas une personne et n’est donc pas une connaissance. Un homme est un homme, une femme est une femme.

D’après vos recherches, pourquoi ces déclarations sont-elles incorrectes ?

Critiques de travaux scientifiques que j’ai faits pour le livre Hommes, femmes, peu importe ce que nous disent les neurosciences(Artège, 2022), conduit à des résultats importants. Nommez quatre : premièrement, comme le reste du corps est masculin, le cerveau est masculin. Un enfant porteur de chromosomes XY dans ses cellules a, avant sa naissance, un cerveau masculin, qui correspond à son sexe ; Un enfant qui a XX chromosomes, dès sa naissance, a un cerveau féminin, ce qui correspond à sa nature féminine. Deuxièmement, sous l’influence des hormones, de l’éducation et des choix humains, le psychisme se développe dès la naissance : nous sommes mâle ou femelle à la naissance et nous devenons d’autant plus nombreux que nous développons nos capacités naturelles ; Un homme est un “travail à faire”.

De la même manière qu’il faut garder sa parole ou sa marche, il faut accompagner un adolescent qui a du mal à développer sa sexualité à l’âge adulte.

Troisièmement, le développement de la conscience de soi se développe de la vie intra-utérine à l’âge adulte ; La conscience sexuelle peut atteindre sa maturité vers 22 ans pour les femmes et 24 ans pour les hommes : l’OMS devrait encourager les familles et les écoles à accompagner les jeunes à mesure qu’ils grandissent pour développer leur potentiel masculin ou féminin. De la même manière qu’il faut entretenir la parole ou marcher, il faut aller ensemble jusqu’à l’âge adulte lorsqu’un jeune a des difficultés à développer sa personnalité (dysphorie populaire féminine).

Enfin, à l’âge adulte, les hormones nous aident à vivre notre vie d’homme ou de femme : il faut les respecter ; on a longtemps cru que les hormones ne servaient que les graisses ; Pilules contraceptives qui arrêtent la fertilité, elles affectent également le psychisme; il faut à mon avis arrêter la promotion de la contraception hormonale pour contrôler le cycle féminin, c’est nécessaire pour les femmes ; qu’il soit masculin ou féminin, le statut hormonal est nécessaire au maintien de la psyché.

Quel est le danger que ces idées soient qualifiées de « politiques » par leurs adversaires ?

Ces idées et les politiques qui les promeuvent sont un problème et une perte de temps. Un problème, car parents et enseignants, trompés par ces politiques, profitent injustement d’un jeune qui peine à trouver sa place d’homme ou de femme. Non seulement le jeune homme sera privé du soutien dont il a besoin, mais cela peut également conduire à un changement de sexe, ce qui, nous le savons, conduit à l’échec, à de grandes souffrances et à des abus.


C’est aussi une perte de temps, car c’est un temps perdu : nous entrons dans une ère où l’union des hommes et des femmes peut avoir de nouveaux événements qui améliorent les connaissances en améliorant les aptitudes et les penchants propres à chacun. Connaître et capitaliser sur les compétences de son partenaire est une belle opportunité pour la vie conjugale. De même, il est bon d’élever les enfants en les encourageant à développer leurs besoins spécifiques de garçon ou de fille ; les hommes et les femmes apportent des choses différentes au travail et à la vie de famille. La famille et la communauté ont besoin de ces ressources pour relever les défis d’aujourd’hui.

Quelle est la meilleure ligne pour l’OMS à prendre sur ces questions de genre ?


Il est bon que l’OMS soulève la question de l’écologie humaine. Les travaux en écologie environnementale mettent l’accent sur la vulnérabilité des êtres vivants : tous les êtres vivants sont vulnérables. Les règles de vie sont fixées et chacun apprend à garder la nature. Ces règles sont issues de l’observation des organismes. Les hommes et les femmes sont à risque. La science humaine est à la recherche des règles qui assurent la sécurité des personnes. L’importance de la planification familiale pour l’écologie humaine.

Le rôle de la famille est de soutenir chacun à toutes les étapes de la vie. C’est l’union ferme du mari et de la femme où les enfants ont un parent loyal et gentil et la protection et l’amour des personnes âgées. L’écologie humaine repose sur l’engagement et l’harmonie entre les hommes et les femmes et entre les générations. Il est également basé sur l’intégrité. La promotion de ces règles de vie, de la part de l’OMS, remplit l’une de ses missions les plus importantes.

En fait, l’OMS est chargée de promouvoir les “soins de santé primaires” qui sont “des soins pour toute la personne, selon les besoins de santé de sa vie, pas seulement pour traiter certaines maladies qui y ont contribué”(Une vision des soins de santé primaires au XXIe siècle, OMS-UNICEF). Il est donc important pour l’OMS, comme pour l’ensemble de la communauté, de promouvoir un écosystème intégré : le monde et les peuples.

Nager dans la piscine
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