Pays de Montbéliard. “Camille”, le roman de l’Audincourtois Yves Turbergue

Nous sommes au début des années 1900. Camille a 12 ans, pas tout à fait 12, quand ses dents tombent « comme des feuilles mortes ». Du crime, il en sera convaincu pour le reste de sa vie, “ce bâtard de prêtre” qui lui a tué la bouche “pour toujours”. Le “soutané”, comme il aime l’appeler, tient une boule d’épices dans un trou. La douleur a été soulagée. La bouche de la fille. Soulagé de toutes ses dents. Krokmou au bord de l’adolescence – ses parents ont de quoi vivre, pas de quoi se payer un dentier – telle est la critique d’une femme qui travaille pour vivre les lèvres pincées à “l’âge de 100 ans”. La bouche de Camille était vide, une boule dans la gorge. Un goitre y est recueilli. « La parole est aussi mauvaise que l’écriture et la connaissance. L’initiateur ignorant du mot n’a aucune raison d’être fier. Cela signifie vomir. Une voix aiguë, rauque, nauséeuse. La honte physique ne suffit pas. Il faut le sonner…”

Ce sont des mots qui s’impriment et meurent

Bien sûr en ce début XXserait siècle, cette Camille au mauvais corps campée dans le nouveau livre d’Yves Turbergue n’a que des yeux pour pleurer devant les filles du 21ème siècle.serait qui cultivent la culture du paraître et se mettent sur Instagram.

Elle n’est pas jolie, Camille, mais elle est jolie. Son histoire de traverser deux guerres, racontée à la première personne, nous raconte l’auteur Audincourtois. L’histoire d’une femme qui aspirait à une vie normale, “une famille, un homme pour moi, bon et courageux au possible, des jours et des jours avec lui, des nuits et des nuits contre lui, des enfants…, mal à la fin”. Parce que si Camille a couru aux verres pour ne pas s’y retrouver, supporter (ou pas) les côtés, la haine, le côté, le ridicule. Cou, il ne se tourne pas vers le deuil. Il ne s’en plaint pas à Camille. Il le dit comme il se doit. Sans cercle de cadeaux parce que la vie ne fonctionnait pas pour lui. Avec des promesses, “Des choses inattendues dans la bouche d’une belle infirmière, qui a frappé ses mots et est morte dans une fin choquante”.

C’est une catastrophe du corps humain

« Suis-je doué pour parler aux femmes ? dit Yves Turbergue. Les mots sont très justes. Fort. Poignant. C’est 14serait L’histoire publiée par Gunten est comme du café fort. Il adoucit votre cœur, vous tient jusqu’à 408serait et la dernière partie, drainant une essence sacrée de l’humanité dans les veines. Nous avons beaucoup de sujets conviviaux pour les auteurs là-bas. A commencer par le monde ouvrier qui travaille pour gagner les quelques sous qui ne leur permettent pas de vivre, les immigrés italiens se débattent avec la xénophobie de l’époque en France, la sueur et la fatigue.

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