quand la maladie fait une farce – Libération

La galerie de Lara Vincy prend l’anxiété causée par le problème de santé sous-jacent avec un comportement violent.

En fait, on ne voit plus la peinture, le coronavirus. Quelle surprise nous avons eu de voir l’ennemi public numéro 1 dans une petite exposition bien connue à la galerie Lara Vincy. Bien qu’on assiste au bout du tunnel du cancer, il a fallu un bon jeu pour oser penser à une présentation sur ce sujet. Le directeur de la galerie, Youri Vincy, a fait son travail en cachette. L’idée a germé lorsqu’un ami lui a apporté une affiche émaillée de “Corona Paintings”. Bonne idée, cet ami se consacre à la prêt Il a signé “peintre de visage” : pour Youri Vincy, la recherche d’ouvrages sur le cancer est lancée. Non seulement les photographes s’inspirent de l’actualité, mais les artistes ont également ajouté la maladie à leurs œuvres. Et rue de Seine, ils montrent des actions contre l’anxiété : la voix est drôle, les actions sont protectrices et la distance est grave. Prêt à souffler ? Alors la visite de cette petite exposition doit commencer par une pièce signée Clémentine Mélois. L’artiste et écrivain a placé sous le verre un billet d’amusement rouge avec une écriture dessus “Bon pour une journée de légèreté”.

Ce simple panneau en plastique comme un appel à plus de bonheur en dit long sur le poids de l’atmosphère dans laquelle nous vivons depuis un an. Ailleurs, il faut retrouver les morceaux du célèbre Covid vu sous forme de masques, un gros lavement, une horloge cassée et son image, une boule hérissée de piquants inspirée de ses traits microscopiques. Trouver une balle de tennis percée de pointes (Fluo vo12, Pierre Fisher), l’image absurde d’une figure anthropomorphe dans un chandelier (différent, Léa Le Bricomte) et la petite boite de doudous secrètes (trois virus, Charlemagne Palestine). Trois pangolins avec une coupe (Crush de pangolin, Jean-Luc André) et la chauve-souris. Dans les peintures miniatures de Jacques Charlier, l’ennemi à tuer se révèle être un grand tapis coupé en deux. (Merci à ceux qui regardent). Dans un portrait personnel, Esther Ferrer, en paranoïaque consciencieuse, cherche à découvrir, avec accompagnement, les règles de la présence physique. Et Miller Levy, le défunt maître dans l’art d’ouvrir les livres de la collection “Que sais-je” (série. Olipsismes), faire de beaux cadavres avec leurs noms. ça change par exemple La Chine est humaine un maladie infectieuse qui sont devenus de nouveaux livres aux titres idiots : contagieux chinois un maladie populaire. Il y a aussi des cartes, couvertes de dessins de Ricardo Mosner. D’ailleurs, l’exposition s’intitule “Quod Vide” (une idée de l’artiste Pascal Le Coq), ce qui signifie en latin “voir ailleurs”. Le goût délicieux de cet assaisonnement ramène notre nez à le regarder.

“Quod Vide, l’artiste masqué et les peintures Corona”, Galerie Lara Vincy (75006) jusqu’au 11 septembre

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