Saint-Céneri-le-Gérei. Les vacances approchent pour le propriétaire de l’Auberge de la Vallée qui ouvre le livre de son histoire

Philippe Lecareux a racheté l’entreprise dirigée par ses grands-parents en 2000. Aujourd’hui, il a l’intention de la revendre. ©L’Orne Hebdo

L’autre côté sera au restaurant L’Auberge de la Valléedans la petite ville de Saint-Céneri-le-Gérei près de ‘Alençon (Orne).

Philippe Lecareux a décidé de prendre sa retraite à la fin de l’année. Pour perpétuer son héritage, l’établissement par ses ancêtres depuis 1943.

Décorations rouges et chaleureuses

Dans la grande salle, poutres au plafond, cuir et parquet au sol, grandes fenêtres qui offrent une vue sur la Sarthe qui serpente au loin. Deux voitures attirent immédiatement l’attention. Ici et là, un coffre plein de bouteilles de vin, des tables en bois, des bûches pour la cheminée et un vaporisateur qui dégage un délicieux arôme qui attire le visiteur lorsqu’il franchit la porte.

Une décoration chaleureuse. Comme ci-dessus. Derrière les cheveux gris vit le petit homme venu passer ses étés chez ses grands-parents, traînant dans les rues de Saint-Céneri, loin du bitume de sa ville parisienne.

Manque de travailleurs

Alors Philippe Lecareux veut donner. Et le vendre. A 67 ans, “il est temps”, s’amuse-t-il. Il était également fatigué de s’accrocher au défi. Un manque d’ouvriers l’a obligé à reprendre un travail à temps plein et sa femme à reprendre le gril. « Nous travaillions tout le temps à seulement 40 % de notre travail. »

Lorsqu’il sort un album photo, il dévoile une partie de son histoire familiale sur cet établissement. Une histoire qui commence à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Ses ancêtres ont échappé aux Allemands

gîte de la vallée
Une carte postale ancienne montrant l’établissement au temps des ancêtres de Philippe Lecareux. ©L’Orne Hebdo

Mon grand-père Charles, mais tout le monde l’appelait Charlot, était un résistant. Il quitte Paris en 1943, en compagnie de sa femme Yvonne. Puis il a trouvé un garage à Ménilmontant.

Philippe Lecareux

Faute de nourriture, les cinq enfants du couple sont placés à la campagne. « Mon père, le plus jeune, était dans une ferme à Saint-Pierre-des-Nids. Alors mes ancêtres ont choisi Saint-Céneri pour s’approcher et se restaurer. Il y en avait plus que d’autres. »

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Deux jours après leur arrivée, ils fondent un petit commerce, L’Auberge de la Vallée.

Cette entreprise a été créée en 1920. Il était charron pour charrues, qui a ouvert un petit bar, puis une salle à manger.

Philippe Lecareux

“Charlot” ouvre une petite boutique, un lieu avec des jouets, du matériel de pêche et quelques souvenirs. Et une petite salle à manger. « A cette époque, il y avait deux cafés, deux restaurants et un forgeron dans la ville. C’était une ville très touristique. »

Après avoir choisi de s’installer dans la capitale, le père de Philippe ne souhaite pas reprendre l’affaire après le décès de Charles Lecareux en 1965. Yvonne dirige l’établissement pendant trois ans, mais finit par le revendre à Bernard et Monique Leroyer. Qui va agrandir et changer la maison.

De l’informatique à la nourriture

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Philippe et Corinne Lecareux en salle. ©L’Orne Hebdo

Philippe Lecareux ne s’attendait plus à franchir la porte de cette maison. “Je travaille à Paris, en tant que responsable informatique. Mais j’ai envie de sortir de ma vie parisienne, de faire autre chose.

Avec sa femme Corinne, en 1990, il rachète le Moulin du Désert à Moulins-le-Carbonnel, « abandonné et squatté. On a tout refait !

A proximité de Saint-Céneri, le couple Leroyer cherche à vendre. La décision est rapidement prise de vendre le gîte de Moulins-le-Carbonnel pour reprendre L’Auberge de la Vallée.

Mais ce n’est pas facile de franchir la porte et de voir tous les changements qui se sont produits au fil des ans ! voir le petit-fils. « Ce n’est pas une maison de mes ancêtres.

Philippe Lecareux

Mais c’était perdu pour lui. Il y écrivit sa propre histoire, créant de nouveaux souvenirs. 22 ans plus tard, le livre est sur le point de se fermer.

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