Suggestions de livres pour la session académique 2022

Pour cette rentrée littéraire 2022, il y a plus d’auteurs qu’on ne le sait. Yasmina Khadra a dit “croire qu’il écrivait bien”, Yann Queffélec “ce livre l’a lavé plus que d’autres”… Voici une sélection de livres dont 500 à 400 ont peut-être été imprimés pour cette rentrée.

Livre sœur

“Les mots ont le pouvoir que nous leur donnons”, dit la quatrième de couverture. Le nouveau conte d’Amélie Nothomb, attendu chaque année à l’automne, publié le 17 août aux éditions Albin Michel, raconte l’histoire de deux soeurs qui s’aiment beaucoup, et dont les parents s’aiment parfois – souvent – elles se quittent . leurs descendants. Si la benjamine, Laetitia, a toujours connu le grand amour de sa sœur, celle-ci (Tristane) souffrira toute sa vie d’être privée du sentiment qui le rendra vulnérable à l’opinion que les autres auront de lui… apprenez à ne pas vous limiter lui-même à un mot. En plus des thèmes habituels chers à Amélie Nothomb (jalousie, troubles alimentaires, intelligence des enfants), c’est un livre sur la profondeur de l’amour enfantin, l’ambiguïté du grand amour, et le pouvoir des mots qui peuvent libérer ou emprisonner.

“Quand il se réveilla, la joie du sommeil s’ajouta à l’émerveillement de trouver de telles merveilles”… ” Le livre des sœurs “est une anagramme, comme l’a trouvé Jacques Perry-Salkow, de “dream day”.

186 pages, 18,90 €

© couverture du livre

D’où vient l’amour ?

“Quand j’ai choisi ce titre, je me suis dit : “Je suis fou ! L’amour a été inclus dans de nombreux titres. Et ce livre compte moins pour moi que les autres. On ne peut pas s’empêcher d’aimer et bien sûr on finit par perdre du temps, mais on se lance car on sait que c’est ce qui va nous sauver. L’amour nous tient debout”, a déclaré Yann Queffélec.

Le 17 août, “D’où vient l’amour” est publié aux éditions Calmann-Lévy, un récit qui explore la relation entre l’amour et le désir, se demandant ce qu’il advient du mariage amoureux lorsqu’un enfant naît…

Résumé : « Il a attiré mon attention, pensa Maud en attendant le couteau du volcan. Bien sûr qu’on s’aime et lui aussi est heureux, très heureux… “Il” c’est Samuel Poujol, 22 ans, le fils unique du gérant des Ateliers Poujol, une fabrique de vêtements de beauté depuis quarante ans. au Gard. Sera-t-il heureux ? Maud, 17 ans, travaille depuis plusieurs mois aux Ateliers. Vous ne pouvez pas dire qu’elle est enceinte, enceinte d’un bébé. Le résultat d’un grand amour secret. Il n’est pas clair non plus que la volonté de Samuel soit comme celle de son père – ce chef de l’armée des ombres, qui est l’ami des Juifs persécutés. Épousera-t-il Maud le moment venu ? Briser son avenir sur une malédiction ? Maud se posa la question dans la voiture qui la ramènerait chez ses parents, demandant à l’enfant qui naîtra de temps en temps : sera-t-il heureux ? Nous nous consacrons à l’amour le plus jeune et la fin vient à vous. Et qu’en est-il de la quête du bonheur ? »

288 pages, 21,50 €

© couverture du livre

Une partie des cendres

“Mathilde traverse la rivière sur le pont du Carrousel comme elle le faisait avec son père, elle se rend avec nostalgie aux Tuileries d’où elle a laissé le réveil de l’hiver.” “La part de cendres” d’Emmanuelle Favier, aux éditions Albin Michel le 18 août , a pour anagramme (toujours trouvé par Jacques Perry-Salkow) « dans le parc du désert »…

Nous sommes en l’an 1812. La jeune Sophie Rostopchine fuit Moscou, où son père, le gouverneur de la ville, a mis le feu pour ne pas la laisser à Napoléon. Henri Beyle, désormais absent de Stendhal, erre dans la ville en flammes, tandis que l’empereur des Français, humilié par cette humble victoire, s’enferme au Kremlin. L’inconnue Comtesse de Ségur a caché dans une boîte scellée, pendant l’exil à Paris, ce qui allait devenir un trésor : son journal. La clé a été perdue mais réapparaîtra encore et encore, comme un fil rouge, au cours de ces deux siècles de guerre et de pillage. Fresque monumentale où l’on rencontre Tolstoï sur son lit de mort, Virginia Woolf et Marguerite Yourcenar buvant à Londres, Vivant-Denon le trésor du Louvre, Hitler rêvant de son musée national à Linz, Rose Valland rédigeant une liste d’oeuvres pillées au Jeu de Paume … Monstres et humbles héros de l’histoire, méchants et martyrs se sont mêlés dans ces deux siècles de chaos racontés par Emmanuelle Favier. Et toujours, cette boite incrustée. “The Ashes Share” combine parfaitement les fils de cette toile qui font un homme – son courage, son courage et sa foi, et accroche avec l’écriture la question de ce qui est pris, des choses qui ont été perdues, des choses qui nous ont été prises.

Née en 1980, romancière et poétesse, Emmanuelle Favier a publié deux romans aux éditions Albin Michel, “Le Courage qu’il faut aux rivières” en 2017 (Prix Révélation SGDL, Prix Fondation Prince Pierre de Monaco, etc.) et “Virginie” en 2019, ainsi que des recueils de poèmes et de nouvelles. Il a traduit “La mégère apprivoisée” de Shakespeare (Les Belles-Lettres, 2022).

560 pages, 22,90 €

© couverture du livre

Sous les roses

Le 24 août, le nouveau livre d’Olivier Adam, “Dessous les roses”, est sorti chez Flammarion.

Quatrième de couverture : « Vous pensez qu’il vient ? demanda Antoine en montrant la cigarette.

Je l’ai ramassé. Avec Paul, comment avez-vous su ? Il fait toujours ce qu’il veut. Peu de sens de la justice. Ne vous sentez aucune obligation envers qui que ce soit. Et pas même sa famille, qu’il a roulée de film en film, de pièce en pièce, même s’il a dû se protéger.

– En tout cas, continue mon frère, si demain il ose se lever pour parler du père, je te promets, je le casserai.

– Oui ? une voix derrière nous. Je veux savoir comment tu compte faire…

Antoine a sauté. Je me suis retourné. Paul se tenait là dans le noir, son sac à la main. Nous n’avons pas entendu le son. Je ne sais pas comment il a fait. Cette porte pleurait toujours. Aucun dégrippant, aucune huile d’aucune sorte n’a réussi à le calmer. Mais Paul a réussi à le repousser sans obtenir un seul cri de sa part. »

Olivier Adam est né en 1974. Il est l’auteur de nombreux livres Je vais bien, ne t’inquiète pas (Le Dilettant, 2000), l’hiver est fini (L’Olivier, Goncourt de la nouvelle 2004), falaise (L’Olivier, 2005), Sorti de nul part (L’Olivier, prix France Télévisions 2007 et prix Jean-Amila-Meckert 2008), vent contraire (L’Olivier, Prix RTL/Read 2009), Le coeur éternel (L’Olivier, 2010), Les paupières, L’effort est fini, La fin, chanson silencieuse de la ville, Une partie de badminton un peut tout oublier (Flammarion, 2012, 2014, 2016, 2018, 2019 et 2020).

224 pages, 21 euros

© couverture du livre

La droite

Le nouveau livre de Yasmina Khadra est paru aux éditions Casbah en Algérie et Mialet-Barrault Editeurs en France.

Quatrième de couverture : « Je vis comme je vis et j’aime autant que je peux. Si j’ai été blessé ou perdu d’un cheveu, si j’ai touché un point sans réfléchir, si mes batailles sont terminées, mes victoires en valent la peine – c’est la preuve de mon combat. » Algérie, 1914. Yacine Chéraga ne quitte pas son douar lorsqu’il est envoyé en France pour lutter contre les « Boches ». De retour chez lui après la guerre, d’autres surprises l’attendent. Refusé, torturé par le destin, il n’aura, pour affronter le problème, que la pureté de son amour et son infinie humanité. « The Virtuous » est une belle histoire, la plus étonnante des œuvres de Yasmina Khadra. »

Le livre est dédié à la mère de l’auteur, “à ma mère, dit-il, qui ne savait ni lire ni écrire et qui m’a inspiré pour écrire ce livre”. El Watan le 23 juillet 2022, Yasmina Khadra se disait : « Ma foi. Je pense que j’ai toujours rêvé d’atteindre un niveau supérieur. Je crois que c’est la meilleure chose que j’aie jamais écrite. »

“J’aime tout ce que j’ai. Le méchant ou les méchants et les guerriers. Si vous n’aimez pas un personnage, vous ne pouvez pas entrer dans son cœur. Il ne peut pas être construit ou campé en toute confiance. Et donc je l’aime. Quand on aime, on voit tout. Quand on aime, on voit des défauts, des traits, des faiblesses et des forces. Mais si vous êtes dans la haine, vous ne voyez que votre propre obscurité. Ceux qui vous haïssent, ils ne vous haïssent pas, ils déchargent leur noirceur sur vous. Et de cette façon, ils ne peuvent pas vous avoir. Ils ne peuvent pas vous accéder. Ils sont juste dans le flux de la colère. C’est encore un peu aveugle. Quand on est très près de ses traits, eh bien, ils vous donnent tout… Oui, le personnage des Vertueux, c’est l’Algérien du moment. Mon personnage incarne tout ce que l’Algérien a souffert de connaître dans cette période… Ce personnage est une sorte de lutte en soi. Peut-on céder à la colère ? Pouvons-nous devenir victimes de notre destin ? Ou pouvons-nous obtenir le test à temps pour combiner nos pensées? »

544 pages, 21 euros

A noter : © couverture du livre « Les Vertueux » de Yasmina Khadra

Tous les articles de notre dossier Rentrée Littéraire sont à retrouver ici

Leave a Comment

%d bloggers like this: