Suzanne de Callias, “femme-guerrière” de la littérature féminine – Libération

Chronique “Lettres fières”Cas

Chaque mois, la Bibliothèque nationale de France présente un ouvrage d’un auteur inconnu, téléchargeable gratuitement dans Gallica. Aujourd’hui, Suzanne de Callias (1883-1964), écrivain et journaliste est engagée pour les droits des femmes.

Membre de l’intelligentsia parisienne, Suzanne de Callias fait partie de la femme moderne de son temps. Dans la bourgeoisie qu’il a si bien absorbée, il a vu se conjuguer le mordant de l’écrivain honnête, et l’esprit de l’écrivain de son temps, une nouvelle expression de la femme dans son devenir. l’année. le siècle dernier.

Suzanne de Callias, née le 7 mars 1883 dans le 5e arrondissement de Paris. Son travail a quelque chose à voir avec certains aspects de ses personnages. Sa première bande dessinée, et la conduite d’un stylo d’écriture à l’ancienne. En 1924, surtout, lors de la première édition de révolution surréaliste, l’historien Léon Treich dévoile l’un des mystères de son temps : l’identité du Ménalkas caché, l’auteur de l’ersatz de l’amour (Crès, 1923), histoire largement commentée à l’époque. Lui et son cosignataire – qui ne sait pas écrire une lettre dans son étui – Willy, cet ancien brocanteur de lettres, est choisi et il y trouve une nouvelle notoriété. Pour compliquer encore la recherche de l’auteur du livre, Willy raconte à ce vieux filou que Ménalkas est un homme et qu’il est mort au Maroc. Et Ménalkas s’appelait Suzanne de Callias et appartenait à l’usine Willy. On a vu la nature de cette abnégation puisque les aventures de Jean de Tinan ou de Théo Varlet ont été caractérisées par l’ancienne ruse.

Pas seulement la jeune fille, cependant : son prénom est le même que celui de Nina de Villars (1843-1884), la célèbre auteure des monologues présentés à son fan par Manet, appelés “La Petite Anthologie” car il collectionnait des compositions postérieures. séparation d’avec son jeune mari Hector de Callias (1841-1896), historien au Figaro, bientôt ivrogne, vendeur du “Cabaret du Rat-mort” – et oncle de Suzanne dont le père n’est autre que le frère d’Hector : le peintre Horace de Callias (1847 -1921).

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“La femme bien-aimée”

Après avoir fait au cours de sa vie un petit changement des beaux quartiers de l’Ouest, jusqu’au 6e arrondissement, force est de constater que Suzanne de Callias s’est intégrée au monde culturel parisien, et personne ne s’étonnera qu’il s’agisse de “Mademoiselle de Callias.”, secrétaire général de la Schola Cantorum où Erik Satie a servi “l’amour d’une soeur” quand il veut découper de douces invitations. Il se décrit comme un “un morceau de la Parisienne”, Une pure synthèse chimique dont les débuts en peinture s’apprécient au Salon des humoristes entre Neumont et Forrain. Mais écrire avec Willy n’a pas toujours ouvert les portes du succès, et même jamais de la richesse malgré les efforts répétés et l’abnégation. Au moins Suzanne a appris le métier des lettres auprès d’un vieux maître, comme Colette. Suzanne, la “Slavia peu énigmatique” vieux Willy, comme il l’a écrit à Renée Dunan en remerciement pour le spectacle qu’elle a faitnom d’amour (l’un des rares), il a écrit trois livres illustrés par Willy : Le bateau (Malfère, 1924). Mais comme le souligne François Caradec dans son livre des Père des Claudines (Fayard, 2004), Ersatz et Naufragé n’ont pas atteint les 10 000 exemplaires. « C’est déchirant d’y penser. Willy écrit à l’historien Pierre Varenne, faute d’exposition au public, le livre ne sera pas vendu, alors qu’il faut aller chez “les mères en plus !”» L’heure est incertaine pour les lesbiennes… Willy et Suzanne vont se retrouver une dernière fois avec fruits vertsavec Louis Querelle en 1927, un recueil de nouvelles trouvées et “histoire vécue et changée par Ménalkas”.

Cependant, Suzanne n’a pas toutes les plumes dans le même trou d’encre. Il a longtemps travaillé pour un journal (notamment le quotidien allemand Burger Fremdenblatt), dessine (il participe au Comité des caricaturistes pendant la Première Guerre mondiale), et donne des livres à différents éditeurs avec, parfois, un contenu plus solide qu’avant de retrouver ces premiers disques. A Malfère, l’éditeur littéraire d’Amiens qui avait une large audience, il donna Monsieur Fayol et sa fille (1924) et retrouvé en librairie pour des reportages audio et, plus remarquable encore, les écrits d’une femme très forte. Et par exemple, ses recherches sur les femmes britanniques ont été largement reconnues, par Gabriel Reuillard dans ; qui sait à l’intérieur Paris-Fire en 1926 : “Mme. Suzanne de Callias, une femme forte, a prononcé de nombreux discours à l’étranger, notamment en Norvège, en Tchécoslovaquie, en Allemagne et en Angleterre. Dans ce dernier pays, elle a interviewé des femmes de tous horizons, des femmes parlementaires aux inspectrices de sécurité. En Scandinavie, encore plus remarquables, se trouvaient les femmes soldats qu’il visitait avec sa collègue Blanche Vogt (1885-1968) – nous avons évoqué leur enquête sur les soldats syriens ou ukrainiens dans les années passées Dans les pays des femmes soldats, Finlande, Estonie, Danemark, Lituanie (Fasquelle, 1931).

Complication d’infractions

En dehors de ses récits qui peignent la vie bourgeoise de son temps, ou des artistes, des gens affranchis, comme le fait l’homme réel, on ne peut pas exiger dans sa pratique de la magie. Notre avenir : 1934, l’année décisive. Que s’est-il passé en premier. Ce qui nous attend (Protéa, 1934), où ses talents de magicien jouaient à la roulette, mais sur sa beauté. Anthologie de l’antiféminisme (Bibliothèque féministe et féminine-Chulliat, 1926), un livre d’accueil l’habitude par Marguerite Durand le 9 juillet 1926 : “C’est une bonne sélection de certaines des choses blasphématoires, absurdes et absurdes que des hommes célèbres ont écrites contre la pensée des femmes, des philosophes chinois et des premiers pères de l’église aux journalistes de cette période. Mme Suzanne de Callias a publié ces mots avec pensées dans toutes les paroles ironiques de l’écrivain. jerry nuage Lucienne et Renette.

Cela vaut la peine de répéter ce recueil de maladresses masculines qu’il a dites en plaisantant, ne serait-ce que pour voir que les choses évoluent un peu en matière de justice. Si cet exercice donne une bonne réputation à Suzanne de Callias, sa mémoire n’a pas été affectée depuis sa disparition à Paris le 17 décembre 1963. Il est temps d’y remédier…

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