Voici les lauréats du Prix du livre corse 2022

Réunis ce week-end à Rechercher dans l’histoire de Palais National sous la direction de Jocelyne Casta, le jury de Prix ​​du livre corse sont sélectionnés les lauréats de l’année 2022. L’innovation au palmarès, un prix qui est désormais dédié à l’œuvre du livre jeunesse, devenue une pièce en plein essor du comité éditorial de la langue corse. Après deux heures de délibération – les absents ont exprimé leur vote par écrit – le jury a choisi quatre ouvrages, deux en français et deux en corse, ils ont donc été sacrés six auteurs.

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Comme toujours, les choix ne sont pas faciles, signe que la qualité se montre dans un travail que beaucoup ont refusé de faire au fil des ans. Gagnants : Elena Piacentini non Les silences d’Ogliano (fiction/Actes Sud) ; Irmtrub Hubatschek et Joël Jenin non Corse des premiers montagnards 1852-1972 (essais/Alain Piazzola); Ornella Nobili non Fanale Notte (langue corse/ éditions L’Indéprimeuse) ; Tittò Limongi et Calypso Deminati non Mariucciu (romans pour enfants / Albiana).

Sous le soleil d’un Sud pensif

En créant un nouveau prix destiné à récompenser la littérature jeunesse, le jury du Prix du livre corse souhaite saluer l’émergence d’une section éditoriale toujours plus nombreuse qui met en valeur les talents enregistrés, écrivains et photographes. C’est le cas des cinq œuvres présélectionnées, ouvrant une fenêtre à l’imaginaire des plus jeunes, montrant l’ancien dans le monde de la photographie appuyée par la qualité des images en forme et en couleur. Tittò Limongi et Calypso Deminati ne reçoivent aucun Mariucciu. Dans certaines scènes intéressantes, où tous les enfants se retrouvent, on voit une conversation entre la mère – inconnue – et son enfant de rêve, la mère lui donne des conseils avant de dormir. Le livre se double d’un CD audio.

Omerta entre les familles, la lutte du genou sur fond de société différente, le récit d’Elena Piacentini retrace, sous le soleil de la pensée sudiste, une saga familiale minée par la haine recuite avec l’image mythique d’Antigone dans l’ombre. Les silences d’Ogliano Il n’y a pas de précisions sur la Corse, mais le jury veut savoir dans quelle mesure le document ouvre la fresque d’une société touchée par le poids des choses laissées pour compte.

“Fanale Notte”, un recueil de chansons aussi belles

Pour découvrir la montagne corse, mieux vaut d’abord écouter les alpinistes, ces aventuriers des collines nuageuses, ces randonneurs des pentes, qui, allant à l’assaut des murailles inébranlables, affaiblissent les bergers incrédules.

De même que Corse des premiers montagnards 1852-1972, Irmtrub Hubatschek et Joël Jenin relatent, images à l’appui, la tentation créée par la montagne corse, intéressante mais jugée inaccessible, attirant des prétendants de toute l’Europe, de la Suisse à l’Autriche, en passant par la Norvège et la France. Leur histoire d’amour avec les sommets des montagnes a commencé en 1852.

Dans la catégorie langue corse, le jury veut diviser Fanale Notte d’Ornella Nobili, une collection de musique aussi belle soit-elle.

Conçu par la graphiste Anna Toussaint-Santandrea, deux livres dans un coffret aux tons bleus et jaunes. Le premier est un recueil de chansons de la jeune Ornella Nobili, Voirrelative à chandelle, une anthologie de textes signés par son défunt père, poète et poète Dédé Nobili. La belle bande tissée et chjam’è rispondi famille affective.

Les gagnants recevront leurs prix le dimanche 16 octobre lors d’une cérémonie officielle qui se tiendra à Serra-di-Ferro.

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